YOGA

Le yoga est difficile à définir, c’est un mot valise, emprunt d’appropriation culturelle et de mysticisme.

Chaque personne devrait avoir les outils nécessaires pour trouver son chemin sans perde sa liberté, ni son autonomie. Je souhaite aider à trouver et mettre à disposition certains de ces outils.

L’attachement, la démonstration et l’ego sont censés être contraires au yoga. Les professeurs ou écoles qui favorisent l’attachement, basent leur pratiques sur la démonstration et utilisent le yoga pour développer un ‘following’ ne semblent donc pas être cohérents avec l’appellation qu’ils se donnent et peut être à l’enseignement qu’ils sont censés proposés.

L’aspect physique est un élément clef du système du Hatha Yoga, une pratique de postures, les ‘Asanas’. Ce Hatha Yoga est une pratique qui a été formalisée dans un traité. Ce traité, le hatha yoga pradipika (XVe s.), est une présentation de postures, les “Asanas”, d’exercices de respiration, le “Pranayama”, des centres énergetiques, les “Chakras”. Le tantra est reliée au sivaïsme, une pratique dévotionnelle stricte et cadrée. Certaines dimensions ne sont pas accessibles au travers du Hatha Yoga seul, sans doute pas à des personnes qui n’engloberaient pas toutes les pratiques et les rituels sans oublier la nature même du tantra, l’hindouisme.

Le tantra est donc une des sources du yoga ‘moderne’ qui s’est développé au début du XXe s. , celui qui est enseigné aujourd’hui sous diverses appellations (ashtanga, vinyasa, kundalini, bikram, iyengar….), les philosophies orientales, la prise de conscience, des pratiques gymniques occidentales (gym suédoise, aérobic, pilates…) ont également des influences croisées avec que ce que aimons appelé communément YOGA.

Dans nos pratiques ‘modernes’, nous devons faire attention de ne pas dénaturer la dimension mystique tout en respectant ses origines. Nous pouvons sans doute bénéficier de certains des effets et bénéfices des pratiques.

À titre personnel, je préconise qu’il est préférable de garder les pieds sur terre, ne pas ajouter des appropriations en tout genre, cela risque de nous emmener vers un monde fortement influencé par la croyance, l’influence extérieure, nous risquons alors de perdre notre contact avec notre vécu, notre ressenti personnel, notre liberté, elle est unique et elle appartient à chaque pratiquant.

Si on le souhaite, on peut utiliser la pratique des asanas de yoga pour influer sur la vie quotidienne, intégrer les dimensions philosophiques, s’en inspirer, on peut également juste pratiquer les asanas.

Le yoga comme style de vie, hygiene de vie, philosophie: le champ est vaste. Il appartient à chaque individu de comprendre et de vivre sa propre expérience, qu’elle se limite aux asanas sur le tapis, ou qu’elle prenne plus d’ampleur.

Attention aux influences, au mysticisme, aux appropriations culturelles et aux pertes de repères.

Il est probablement alors temps de commencer à lire le Yoga Sutra, la Bhagavad gita et les Upanishads pour mieux comprendre ces sources, influences, références.

Ces textes anciens sont traduits et donc soumis à interprétation. Il semble essentiel de comprendre que le yoga ‘original’ est sans doute pré-védique et donc pré-hindou et qu’il s’apparente sans doutes aux pratiques auquelles le Budha et les moines Jaïns ont été initiés. La religion hindoue à récupérer des éléments et créer un yoga qui s’intègre dans sa croyance religieuse, et nous, les occidentaux avons également beaucoup influencé le développement du yoga ‘moderne’. Les textes de la Bhagavad Gitta et les Upanishads, sont des textes qui sont influencés par le brahmanisme et la religion hindoue. Le courant nationaliste hindou nie toute autre influence ou origine, et est en ce sens, est en contradiction avec l’origine du Yoga.*

Il est important d’essayer de dé-mystifier tout cela pour être conscient du fait que l’on peut facilement se faire prendre dans une appropriation culturelle et une approche mystique qui en fait n’a rien à voir avec le yoga ‘original’. Il faut être honnête et accepter que toutes les pratiques proposées sont modernes; elles sont des séries d’exercices d’échauffement, d’étirements, de renforcements musculaires, de respiration et de prise de conscience du corps.

Mon enseignement est celui des asanas, des séries de postures avec un focus sur l’alignement. J’intègre également d’autres sources de connaissances et d’expertise du fonctionnement du corps physique pour essayer de donner la meilleure approche pour façonner le corps physique tout en faisant de mon mieux pour éviter les blessures.

Ma pratique des asanas n’est pas une démonstration, ce n’est pas une série d’exercices extériorisants, c’est un travail intériorisant pour mieux apprehender le monde extérieur. Il m’arrive cependant de vouloir faire quelques acrobaties aussi et de me dépasser physiquement.

Mon yoga, je souhaite qu’il soit une boîte à outils, je l’utilise pour aller vers plus de liberté, plus de force, plus de bonheur, plus de compréhension; un moyen de trouver plus de clarté et de paix.

A titre personnel, il est évident que je suis sous influence indienne et orientale, je fais de mon mieux de ne pas être dans l’appropriation culturelle, en étudiant ces cultures et philosophies et recherchant en moi ce qui est cohérent et résonne.

Je propose également des cours, des sessions spéciales en phase avec les cycles lunaires, ainsi que des ateliers qui complètent la pratique des asanas. J’organisais et j’animais également des retraites de yoga en Inde. Cette activité ‘indienne’ est dorénavant terminée, et je m’investis actuellement dans un projet de lieu de vie, de partage et de retraite, un lieu associatif – ‘The Queer Ashram Project”

Étant un massothérapeute expérimenté et reconnu en techniques de massages Ayurveda, Kalari et en massage Thaï. Je propose des ateliers de massage et des “master class” pour apprendre les techniques et pratiquer ces variétés de styles de massage.

Pour ceux qui souhaitent recevoir un massage de ma part, mon site dédié est ici

Extraits audio d’un cours de philosophie sur les Upanishads de Sidartha Khrisna*.

*de culture indo-occidentale, Sidharta Khrisna a suivit sa formation à Kailash Ashram, il a donc intégrer la religion hindoue, il propose néanmoins, dans mon opinion, une approche et un point de vue pragmatique et intéressant.
UPANISHAD
ASANAS
PROPS AND ACCESSORIES
KARMA
BONDAGES
  • “Aujourd’hui en occident, le Yoga Sutra est présenté dans la perspective de ces autres traités et de ces autres pratiques : il est devenu le ‘yoga de huit membres’. Répétons que le yoga postural moderne , ainsi que l’a démontré M. Singleton (2010), n’est pas une pratique ‘traditionnelle’, mais une invention collective des modernes du début du XXe s., dont beaucoup ne sont pas indiens. Cela ne préjuge pas de la qualité de ce ‘yoga’; en revanche cela explique la torsion des textes anciens allégués pour donner à ces pratiques une autorité textuelle. Des indiens ont su épouser et exploiter les désirs des Occidentaux en quête d’exotisme spirituel.” (Le Yoga Sutra de Patanjali, Introduction Page 95 – Michel Angot, Les belles lettres)
  • L’ontologie de la Bhagavad Gita n’est pas celle du Yoga Sutra, mais les propos sont clairs; très nettement, ils disent que le yoga consiste à sortir du domaine régi par les Veda, lesquels, hors de leur domaine, so,t parfaitement inutiles. Précisément, c’est ce domaine qui intéresse Patanjali : connaitrait-il m^me les Veda qu’il n’aurait pas à les mentionner et qu’il ne pourrait pas les utiliser.” (Le Yoga Sutra de Patanjali, Introduction Page 107 – Michel Angot, Les belles lettres)

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