2018-11 Pondicherry & Auroville

Je suis maintenant entre Pondicherry et Auroville, j’ai choisi une belle petite maison de plage avec la chambre au premier qui offre une vue parfaite sur la plage de pêcheurs. La baie vitrée s’ouvre sur toute la devanture, je passe de longs moments de jour comme de nuit toutes fenêtres ouvertes a regarder la vie défiler. Comme c’est une plage de pêcheurs, la nuit est assez bruyante car les bateaux partent à partir de 3hrs du matin et ils sont aidés par le tracteur, les bruits des moteurs peuvent déranger mais bon en Inde il et rare d’être dans le silence, d’ici quelques jours je serais à Varkala, j’aurais les chiens, les corbeaux, les temples et les mosquées comme fond sonore. Je suis arrivé en fin d’après midi jeudi et après m’être installé, je suis parti en bus visité la ville de Pondicherry a 5 km au sud d’ou je suis. C’est un vrai petit bijou, des rues impeccables, des bâtiments alignés et harmonieux, une couleur de façade gris/bleu pour tous les bâtiments, c’est l’inde très à la française, guindé et tiré a quatre épingles. La promenade est sympa, elle mange la plage… à la française. Les plus beaux bâtiments sont dans les rues derrières la promenade. Des hôtels, des restaurants, des boutiques, des bâtiments administratifs et bien sur les divers bâtiments de l’ashram de Sri Aurobibo et de mère, les fondateurs d’Auroville. Il y a également quelques beaux temples. En quelques heures le tour est fait, je dine et je retourne me coucher. Le lendemain je commence ma découverte de Auroville, la communauté qui s’est installée et construite ici à partir de 1971 autours du Matrimandir, le coeur de cette cité, un bâtiment qui symbolise la conscience universelle. Une boule dorée à l’extérieur et blanche à l’intérieur, posée sur un lotus à 12 pétales. Un espace de concentration au centre, douze salles de méditation autours. L’accès est limité et contrôlé, on accède facilement à la zone d’observation, puis pour se rendre à l’intérieur pour expérimenté la concentration il faut obtenir le laisser passé et le rdv. J’ai obtenu le mien pour dimanche. L’autre chose importante ici est de trouver un moyen pour se déplacer, car c’est assez grand et il n’y a pas de bus et très peu de rickshaw. J’ai pris l’option du vélo électrique, ca me correspond et j’essaye ainsi le modèle local car j’ai besoin d’un mode transport motorisé à Varkala et je vais sans doute en faire l’acquisition auprès du revendeur ici. Auroville est situé dans une zone de forêt qui a été reboisé en partie, il y a beaucoup de pistes cyclable, c’est très agréable. Je vais de lieu en lieu, certains sont des guesthouse, des lieux de vie, des fermes, des ateliers, des centres culturels, la mairie, le centre d’information. Je connais ici un couple, ils sont propriétaires dans mon immeuble à paris, je les retrouve pour dejeuner, ils m’expliquent un peu comment cela se passe ici, ce n’est pas si simple ou idyllique mais cela est un lieu et un mode de vie assez cohérent. Le soucis est sans doute le côté un peu colonial, il y a peu de sourires de la part des locaux et des aurovilliens non plus d’ailleurs, ils sont à part en quelque sorte. J’en profite aussi pour me reposer face au vent, face à la mer, je me prépare pour Varkala ou je vais avoir de quoi m’occuper les premiers jours, la préparation de la maison, le grand déballage, puis, l’installation de la cuisine, de ma chambre, du toit, du jardin, des tentures. Ici je ne me baigne pas, la mer est trop agitée, la plage ou je suis n’est pas ce genre de plage et dès lundi soir ou mardi matin je serais sur la côte opposée sur la plage que je préfère le plus au monde. La aussi il va falloir bosser, nettoyer les déchets, faire des places d’ombre et sans doute ré-aménager les douches des sources, j’ai hâte de tout cela, de me retrouver dans cet endroit que j’aime tant. Demain je vais aller dans la matrimandir, je pense que je vais être bluffer, ll parait que c’est vraiment magique.

Mon dernier jour à Auroville fut une journée pleine de découvertes. Le première découverte fut une boulangerie délicieuse, la deuxième la Matrimandir et la troisième fut celle des rencontres. Je devais être au centre des visiteurs à 8h45, réveillé de bonne heure, je suis parti avec le vélo électrique sur des nouveaux chemins, je faisait entre autre le repérage pur trouver la zone ou mes voisins parisiens habitent ici à Auroville. Je me suis perdu et c’est comme cela que je suis tombé sur la boulangerie. J’ai pris un pain au chocolat tout frais tout chaud et un genre de pain au raisin, tous deux délicieux. Je suis arrivé au point de rdv et après quelques minutes d’attente, la salle de projection s’est ouverte et le groupe d’une cinquantaine de personnes a pu regarder la vidéo d’introduction. Suite à cela nous avons pris des bus pour nous emmener à l’entrée du parc du Matrimandir. La consigne permettait de déposer les sacs et les téléphones. Ainsi délaissés nous avons attendu notre guide qui nous a d’abord conduit à un point de vue sous un arbre pour nous y expliquer l’histoire d’auroville, du parc, du Matrimandir et nous indiquer les règles pour la visite. D’abord le silence, puis de ne rien toucher car tout est en marbre blanc, le sol, les murs, les balustrades, tout. Dans la salle du cristal, la salle de concentration, le sol en marbre est recouvert d’une moquette de laine blanche. Des chaussettes seront fournies à l’entrée.
Le site www.auroville.org est une mine d’information.
– https://www.auroville.org/contents/3120 – la page ou une vidéo décrit la construction du Matrimandir et permet de voir l’intérieur complété

Nous partons alors en direction de l’objet, du globe. Nous faisons un cercle autours pour en voir les jardins, les pétales qui sortent du sol ou sont logés les salles de méditation. Nous nous déchaussons et traversons un des pétales et nous apercevons l’accès à une des salles de méditation. Tout est blanc, tout est calme calme, tout est paisible, tout est silencieux, tout est beau. Nous descendons sous le Matrimandir ou se trouve un bassin en forme de lotus ou coule de l’eau sur les pétales en marbre blanc, au centre un petit cristal reçoit la lumière de la chambre principale. Nous montons les marches et entrons dans l’édifice, nous enfilons nos chaussettes avant de prendre un escalier en colimaçon qui nous amène au centre du Matrimandir, sous la chambre principale. Il faut alors suivre la passerelle qui continue le colimaçon pour nous mener en haut dans la chambre du cristal. Nous entrons dans cette pièce, elle reçoit de l’air fais par une climatisation qui donne l’impression que l’air frais nous tombe dessus en douceur comme un voile de fraîcheur. La pièce est blanche encore plus blanche que le reste du bâtiment, le sol est moelleux grâce à l’épaisse moquette en laine, nous nous asseyons sur des coussins, nous avons vingt minutes pur nous concentrer, recevoir la lumière du cristal, celle du soleil au dehors qui est dirigé par un miroir qui suit son mouvement et le renvoi en un faisceau dans le cristal, la seule source de lumière de la pièce, c’est bluffant. Cette visite à elle seule justifie ma venue ici, j’ai envie de revenir, j’ai envie de méditer dans une ou plusieurs des salles. Une fois la première visite effectué, il est possible de revenir et d’accéder directement sur simple rendez vous. Il est midi, je file chez mes voisins parisiens. Ils vivent à Auroville depuis 10 ans. Ils ont commencé par faire du ‘house sitting’ et, il y a trois ans, ont construit une maison ou ils habitent avec leur deux grands enfants. Le statut d’Aurovillien est celui de bénévole, le terrain et les habitations sont la propriété de la communauté. Il est possible que la communauté puisse subvenir à pas mal des besoins des bénévoles, mais des revenus ‘extérieurs’ sont nécéssaire et souvent le pré-requis pour devenir Aurovillien. Auroville est découpé en zones et à l’intérieur de celles ci, des communautés d’activité et d’habitation existent. Elles sont souvent thématisée et les personnes y vivent plus ou moins de façon communautaire, c’est difficile de dresser un portrait. Nous partons dans la forêt pour dejeuner dans un espace de vie un peu plus hippie et je fais la rencontre de plusieurs Aurovilliens(es), ainsi que des personnes qui testent le bénévolat sans doute en vue d’une intégration si l’expérience est positive. C’est très interessant. Ca me plait beaucoup, mais il me manque quelque chose dans ce lieu, la plage est proche mais elle n’est pas belle, la forêt est belle mais la quantité d’insectes doit être assez difficile à gérer, je devrais sans doute revenir et m’installer au sein d’une communauté pour une semaine ou deux et voir ce que ça donne. Je repars content de cette découverte d’Auroville et du vélo électrique pour lequel une fois arrivé à varkala je passerais commande. Demain, direction la côte ouest et Varkala, j’ai hâte.

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