2017 Paris, les choses se mettent en place à la maison

Quand je suis rentré à la maison en avril dernier, je suis rapidement revenu dans un rythme d’activités soutenu tant pour les massages que pour le yoga pour lequel j’avais ajouté des cours. J’essayais de garder mon cap sur le chemin que je voulais prendre, celui de limiter la quantité et de me consacrer d’avantage à l’étude des Upanishad. J’ai pu terminer d’écrire ma présentation de philosophie du yoga et j’ai organisé une session pour mes élèves. Ce fut un émouvant pour moi, la conclusion de nombreuses années d’expérience, de réflexion et d’étude. J’ai vécu ce moment comme un tremplin, je me sentait serein, j’avais acquis et compris une base sur laquelle je pouvais poursuivre mon chemin de yoga. L’activité de bénévolat que j’avais engagée l’année passée prenait un nouveau tournant. J’ai augmenté mon engagement en participant à l’organisation de notre présence sur le festival Solidays fin juin. Tout allait très bien et j’étais plus occupé que jamais, peut-être un peu trop. J’avais prévu d’aller à Folleterre, le sanctuaire des Fées radicales pour le solstice d’été, le timing était parfait, j’avais besoin de cette pause juste avant le festival de rock et une vague de chaleur rendait le camping encore plus agréable. Je suis revenu à Paris reposé et motivé pour le festival. Trois jours complets de Solidays m’ont épuisés. Nous avions un stand comme bon nombre d’autres associations. Nous étions la pour passer un message de prévention et d’éducation sexuelle. Tous les bénévoles étaient motivés et nous n’avons pas arrêté, nous avons racollés et distribués notre quota de préservatifs ainsi que la moitié du quota d’une autre association, un vrai succès, une belle équipe. Nous avons également pris part au déploiement des patchworks en mémoire des disparus du SIDA, je n’avais fait cela, ce fut un moment de fierté, de mémoire, d’homage, un moment très émotionnel, beaucoup de larmes, c’est bon de pleurer. Cette participation à Solidays fut un événement extraordinaire, travailler avec mes collègues et rencontrer des bénévoles d’autres ONG, c’était aussi épuisant, j’ai hâte d’y être à nouveau l’année prochaine. Et nous voilà déjà en juillet, la fatigue commençais à se faire à nouveau sentir. Mes mains et poignets s’affaiblissaient à cause de mon problème de canal carpien, je voulais les renforcer, en fait je les fatiguaient d’avantage.
De multiples tendinites dans la main droite et du côté gauche il a fallu que je soulève une charge trop lourde pour que je me fasse une foulure que je ressent encore à ce jour. J’ai dû faire face à la réalité, j’ai décidé de voir le chirurgien de la main et décider de la marche à suivre. Une infiltration à droite pour patienter et la décision d’opérer le canal carpien côté gauche. Ce syndrome avait été diagnostiqué sur mes deux mains l’année dernière, j’avais alors reçu une infiltration à gauche qui était côté le plus atteint. Cela n’a pas suffit il fallait opérer. Le rdv fut pris pour un mois avant mon départ pour l’Inde afin que d’avoir le temps de récupérer avant mon départ. Cela signifiait que je devais travailler pendant l’été avec des capacités réduites et faire attention à ne pas créer plus de mal. Je devais limiter le nombre de rendez-vous. Je devais néanmoins travailler suffisamment pour assurer mes arrières. Les réservations pour les séjours et stages d’hiver à Varkala commençaient, mes revenus d’hiver seraient sans doute assurer. La fin août et le début du mois de septembre sont une période où je n’aime pas être en ville et j’éprouve le besoin de partir. Cette année j’avais accepté une invitation pour aller aux Seychelles fin septembre, je ne pouvais pas prendre de pause plus tôt, j’aurais pourtant aimé. Les Seychelles sont agréables, nous sommes restés sur l’île aux oiseaux, ‘bird island’, un sanctuaire d’oiseaux très proche de l’équateur. Je ne suis pas un grand fan des récifs coralliens, ils sont beaux sur une photo mais en réalité manquent de vie. Sur cette île, la houle et les vagues rendaint la baignade difficle, un côté avait la profondeur pour nager, l’autre était le récif, peu profond, il fallait faire attention à ne pas s’échouer sur le corail. Il y avait des poissons mais pas en très grande quantité, il y avait des tortues, c’était un plaisir de nager à leur côté. Les oiseaux et les couleurs étaient néanmoins incroyables tout comme la tranquillité de l’endroit, ce qui en fait un super endroit pour ne rien faire. J’ai commencé à réfléchir et travailler sur les documents et supports de stage dont j’avais besoin pour mes retraites d’hiver, j’ai lu beaucoup de livres. J’étais en bonne compagnie, une rencontre qui a eu lieu en juillet et qui prenait une forme intéressante. Ce break était donc un moment très agréable à tous les niveaux. Les semaines suivantes ont été passées à travailler à un rythme tranquille pour protéger mes mains et essayer de limiter les dégâts. Je devais continuer dans mes préparatifs documentaires pour les stages tant pour la partie yoga que massage. Cette année je proposais des formations de massage, je devais être prêt.
Le moment de passer sur la table d’opération est arrivé très vite, tout s’est bien passé, quelques jours immobilisés à regarder des séries puis une reprise douce des mouvements. Au bout de trois semaines j’ai pu reprendre la plupart des mouvements. Aujourd’hui la partie canal carpien est ok, par contre la foulure n’est pas complètment guérie, j’ai quelques points douloureux qui persistent. À mon retour, début Mai, le rdv est pris pour le poignet droit, je ne reprendrais pas mes activités avant juin, L’essentiel est de régler ce problème et me permettre d’avancer.
La deuxième semaine après l’opération mon ami m’a emmené découvrir Venise. J’ai repris mon rôle de guide et d’organisateur de voyage, sans rien connaître de cette ville où de la biennale, j’ai pris mes renseignements de sources diverses puis mon instinct à fait le reste. Je me suis bien débrouillé tant pour la découverte de la ville, le parcours artistique de la biennale que pour la restauration. Ce rôle me va comme un gant, J’avais souhaité développer cette corde, c’est en train de se faire, dans des conditions assez exceptionnelles, peut-être une nouvelle vie pour moi était en train d’émerger tant au niveau personnel que professionnel.
De retour à Paris, il me restait à tout finaliser avant de partir pour l’Inde, j’avais un planning serré, je partais pour une saison indienne de 5 mois. C’était le plus long et le plus ambitieux que j’ai planifié jusqu’alors avec plusieurs stages et séjours, du yoga, des massages, des cours de massage, l’organisation de deux séjours itinérants privés, l’un au Kerala avec Varkala comme base, et un autre dans l’ouest de l’Himalaya au départ de Rishikesh, j’étais excité, emballé et prêt à y aller.

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