2015-12 2016-01/02 Hiver à Varkala

27/12/2015 – Varkala, le retour pour la saison d’hiver

L’expérience est le seul vrai savoir.

Le voyage paraissait épique sur le papier, il s’est très bien déroulé, et je suis arrivé à destination pas trop fatigué ou décalé. Mon ami Sangeeth, chauffeur de taxi m’attendait à l’aéroport et il a emprunté la route de la plage, récemment rénovée et qui grâce à un nouveau pont permet de faire la liaison par la côte. Ici, le 24 décembre est la célébration musulmane de l’anniversaire de Nabil, les parades d’enfants et de fanfares nous ont accompagnées sur le chemin, le soir nous avons retrouvé Thangal, un ami musulman qui nous a emmenés voir un spectacle de danse qui clôturait cette fête locale. Arrivés à Varkala, nous avons retrouvé Vibhu qui m’avait proposé l’hospitalité de sa maison, le temps que je trouve un logement qui me convienne. J’ai rapidement visité trois lieux différents et pris une option sur une belle maison rose. La maison que j’avais louée l’année dernière a été complètement refaite et réaménagée avec une nouvelle disposition permettant au propriétaire de louer les chambres individuellement. Deux des trois chambres étant déjà loués, et ce jusqu’à la fin du mois de janvier, l’option de louer une chambre ici ne m’intéressait pas. Quand j’ai récupéré mes sacs que j’avais entreposés l’année dernière, la propriétaire a notifié son mécontentement à Vibhu ce qui était complètement injustifié compte tenu de cette nouvelle donne qu’elle aurait souhaité m’imposer. La maison que j’ai décidé de louer me convient parfaitement, située dans le même quartier, elle est sur la route qui est assez calme, elle est surtout complètement indépendante et sans aucun vis à vis au RDC avec un grand terrain à l’arrière avec cocotiers et papayers. Le toit-terrasse est protégé du soleil par un surtoit, ce qui maintiendra la maison au frais. Le vis-à-vis sur le toit n’est pas trop dérangeant et il est inexistant à l’arrière qui donne à l’est sur le soleil levant. Des petits travaux de peinture et les fêtes de Noel retardent la remise des clefs et mon emménagement de quelques jours, mais j’ai pu y déposer mes affaires et commencer quelques aménagements. J’espère m’y installer ce samedi après la signature du contrat de location. Mon vélo qui a été prêté à un ami de Vibhu pendant mon absence devrait aussi m’être retourné ce samedi, je me sentirais alors installé et prêt à prendre mon rythme. Je me sens beaucoup moins fatigué que l’année dernière, je vais donc pouvoir pratiquer mon yoga sous sa forme physique et méditative rapidement. Mon ami Thangal qui ne souhaitait pas trop apprendre l’anglais l’année dernière m’a demandé de le retrouver le matin avant qu’il n’embauche à son travail pour que je lui parle anglais et qu’il améliore son niveau.

9/1/2016 – 2 semaines déjà et tout juste posé dans un rythme

J’ai toujours pensé qu’il fallait au moins 10 jours pour se poser dans un endroit, et en effet ce n’est que ces derniers jours que je me sens vraiment installé. Dans un premier temps j’ai tendance a faire vite, puis au fur et mesure j’affine et je modifie mon installation pour trouver le bon équilibre. Aujourd’hui c’est chose faite. Hier mes amis Thangal et Sidhi sont venus m’aider à nettoyer le toit, cela me permet d’utiliser toute la surface et d’aérer mon installation. J’ai ajusté les tissus qui cachent le vis-à-vis de la rue et des toits voisins, j’ai retiré la cabane moustiquaire et poser les tapis décoratifs et les tapis de yoga agrémentés des briques de yoga en bois. Nous avons monté un des lits avec son matelas, il se cale parfaitement dans une alcôve centrale donnant une vue dégagée et directe sur les arbres du jardin. J’ai retiré les voilages précédemment posés dans les embrasures de porte, c’est beaucoup mieux sans. Sur une petite terrasse annexe, j’ai installé la moustiquaire pour les méditations matinales. Je me sens vraiment très bien dans cette maison, je songe sérieusement à la réserver pour l’année prochaine pour une période de trois mois de mi-décembre à mi-mars. Au niveau de mon rythme de vie, depuis le 1er janvier je me réveille avant le soleil et je me pose sur le toit et des fois je fais quelques asanas, Thangal et son frère Saïd essaye de venir a 6hrs pour que leur donne un cours, mais pour l’instant ils ne sont venus que 2 fois, mais maintenant que le sol est super propre j’ai bon espoir. Vers 7hrs je pars à la plage pour nager et barboter avec thangal et saïd. Ils partent vers 8hrs et à 9hrs arrive michel et marie un couple de retraités français que je côtoie depuis quelques années et nous bavardons sur les actualités locales et françaises. Vers 10h, Vibhu arrive pour nager, il est maintenant un très bon nageur, je suis très fier de ses progrès, il y a 5 ans il flottait à peine. Par contre, il a s’est battu le 31 décembre, puis le 2 janvier et il s’est retrouvé en salle d’opération pour une fracture dans la main, la baignade tout comme son entrainement de karaté est donc ‘on hold’ pour 15 jours. Sa participation à la sélection pour le championnat national est donc compromise, mais il semble heureux et content de s’être correctement défendu, car ils étaient 8 contre lui. Après la plage je rentre me préparer mon petit déjeuner, cette année je me le fais à la maison avec du muesli, des céréales, des fruits frais et secs. Ensuite je pars faire quelques courses avant de rentrer me poser avant de repartir à la plage en milieu d’après-midi. Thangal m’y rejoint des fois avant qu’il n’aille à la mosquée, petit à petit, je comprends mieux son environnement beaucoup plus pauvre et plus difficile que celui de Vibhu. Je me suis rendu à Trivandrum en début de semaine pour un problème avec mon téléphone, et lors de visite j’ai pu acheter le petit prince en malalayam ainsi qu’un livre de yoga très complet pour Thangal et Saïd, ils ont beaucoup apprécié. Je suis content que cette amitié assez compliquée à cause de la barrière de la langue et du fossé culturel continue, je me sens chanceux d’avoir rencontré ce garçon. Mes journées ont été assez chargées avec l’installation et le fait que je suis un cursus de massage depuis une semaine à raison d’une séance de massage / formation tous les deux jours. J’ai également un peu pratiqué dans la pièce que j’ai aménagée à cet effet dans la maison.

 

9/1/2016 – Mes maîtres de massage

Je souhaitais trouver une formation en perfectionement de massage et j’ai trouvé. En fin de séjour, l’annee derniere on me parle d’un prenomé Kichu aui serait un très bon masseur à domicile. Ce garçon tient le stand de fleurs au temple et est un ami de mon ami Vibhu. Quelques jours apres etre arrivé, je passe le voir et nous convenons d’un RDV, il passe donc me masser. Ce n’est pas trop probant mais son intention dans son massage etait bonne, mais il a encore des progrès à faire dans sa technique. Quoi qu’il en soit je discute avec lui et lui explique ce que je cherche, il me dit connaitre un maître de massage et m’indique la clinique ou il travaille. Le lendemain je pars checher l’endroit et je rencontre donc le fameux maitre de Kichu. Cet homme me séduit tout de suite en me serrant la main, je lui explique un peu ce que je souhaite et il m’installe pour m’expliquer ce qu’il peut le proposer, la discussion entre nous durera une heure au bout de laquelle il m’offre un massage sur table avec son meilleur masseur Prakash. Le massage est fabuleux, je ressort et je m’engage sur un programme de ‘master class’ avec lui pour des massages au sol et avec Prakash pour des massages sur table. Le programme durera sans doite 6 semaines car sa technique au sol est très détaillée et variée, avec beaucoup d’étirements et d’angles d’attaque. Son massage complet dure 3 heures qu’il propose en trois modules d’une heure. Pour le travail sur table, Prakash a lui aussi une technique très détaillée, précise et complète. Au niveau du contact humain je m’entends vraiment très bien avec eux et je suis ravi et chanceux de les avoir rencontrés.

 

27/1/2016 – Une escapade à Goa

Je ne suis pas retourné à Goa depuis 2011, car cet état de l’Inde est trop centré sur le tourisme et manque un peu de culture locale. Gouverné par le Portugal et restitué à l’Inde en 1970, on y trouve très peu de temples et de pratiques hindouistes et beaucoup d’églises catholiques. Depuis trois ans, j’ai repris contact avec un ami londonien qui y passe le mois de janvier et cette année, je me suis dit que j’irais lui rendre visite sur la plage d’Anjuna au nord de Goa, la même plage sur laquelle j’avais rencontré Jules en 2011. Je n’avais pas trop accroché avec cette plage ou les alentours, car un peu cheap et trash à mon goût avec son marché aux puces ‘hippie market’ et ses bars de plage. Mais pour une ou deux nuits ça me dépaysera un peu et va me permettre de visiter la ville historique de Panjim, que je ne connais pas et aussi de retourner sur la plage de Palolem au sud de Goa, une très belle plage, ce sera ma sixième visite et l’occasion de revoir Tutu, un garçon local avec qui j’étais devenu ami, mais perdu le contact ces deux dernières années avec mon suicide Facebook de 2014. J’ai pris le train hier soir et le voyage durera 13/14hr avec une arrivée à la gare de Margao vers 10hrs du matin. Ensuite ce sera en bus et en taxi pour rejoindre les différents lieux, car la desserte en train des grandes zones de l’état de Goa est quasi nulle.

Je termine cet article sur la plage de Palolem et ces jours ici auront été très agréables, tout d’abord la ville pittoresque de Panjim, les bâtiments anciens sont très beaux, on se croirait vraiment au Portugal, c’est bizarre. J’y ai fait de belles balades, j’ai mangé dans de très bons restaurants, j’ai aussi fait un peu de shopping. Le lendemain j’ai pris le ferry gratuit pour traverser le fleuve Mandovi dans lequel des paquebots font office de casino, le las vegas flottant de l’Inde. Je suis arrivé rapidement à Anjuna et Tony, que j’ai rencontré à Ibiza en 1988, m’a emmené partout. Les plages ici ne sont pas super belles, mais il y a beaucoup de restaurants vraiment sympa dans de jolis jardins, grosse ambiance ‘chill out’, mais il y a du monde et il faut vraiment un scooter pour se déplacer. Le lendemain, nous avons visité les plages plus au nord de Morjim, Ashwen, Mandrem et Arambol. Ma préférée est Mandrem, Arambol étant vraiment bondée et ultra roots, il y a néanmoins des endroits ‘chill out’ / yoga très sympa, Ashwen est un peu ultra-chic avec des restaurants de plage de style tropézien et balearic, morjim est trop désertique. Aujourd’hui, je suis arrivé à palolem, il y a du monde, c’est dense, mais ce n’est pas trop trash ou roots et la plage est vraiment belle. Je me suis installé dans une hutte très simple et pas chère du tout, en deuxième ligne de la plage, j’ai donc la brise marine et le bruit des vagues, et j’ai un peu d’intimité. Je n’ai pas la vue directe sur la mer, mais je la vois au travers des arbres. Ici, par rapport à varkala, le sable est plus fin et collant, et la mer est plus calme, mais plus sale. Il y a moins de courants et de vagues, la mer est opaque, alors qu’a varkala elle est claire et parfois translucide quand elle est calme, elle est également plus chaude à varkala. Dimanche je me suis fait masser par Lazos, le monsieur qui m’a donné envie de devenir masseur, mon guru en quelque sorte. Sa technique très douce et précise, mais surtout son touché, son coeur, son intention et sa générosité m’ont guidé sur ce chemin. J’ai aussi retrouvé Tutu, un garçon de plage avec qui j’avis sympathisé lors de ma première visite a palolem et avec qui j’avais coupé le contact, car nos mondes étaient beaucoup trop distants et même si son anglais est bon, nous avions du mal à communiquer. Ce fut un plaisir de le voir, il était dans une situation économique meilleure que par le passé, et il affichait un bel optimisme. Je dois préciser que j’ai eu une petite infection digestive le dernier soir à Anjuna, j’ai donc pris le plus de repos possible dans mon hamac et sur la plage et je rentre à Varkala avec l’espoir de retrouver un transit stable une fois posé dans ma maison dans cet environnement calme et serein ou je peux retrouver des aliments simples et nourrissants. Je suis content d’avoir fait cette visite qui m’a permis de découvrir des villes, des plages, des ambiances et qui me conforte dans mon choix de m’installer à Varkala pour l’hiver, car c’est vraiment pour moi la plus belle plage et l’un des endroits en Inde où je me sens le mieux.

27/1/2016 – moi et mon yoga

Je suis un grand irrégulier dans ma pratique d’asanas, la couche physique du yoga. J’arrive assez aisément à remplir mon emploi du temps, et comme je considère que tout est yoga, le tapis n’est pas le seul endroit ou j’essaye de m’appliquer dans ma pratique. Pour moi, le yoga est un tout, en cela je suis la méthode décrite par Patanjali dans les ‘yogas sutrats’ un texte écrit entre le -300 et +300. Dans ce texte, aucune posture ‘asanas’ n’est détaillée, seuls le sont, l’attitude et le chemin vers la méditation, ainsi que la possibilité de recevoir la révélation suprême ‘samadhi’. Cette méthode est hiérarchique et elle a pour socle des principes et des règles d’hygiène de vie ‘yamas’ et de relation en société ‘niyamas’ qui permettent d’être cohérent. Je suis venu au yoga pour la couche physique ‘asanas’ et la dimension respiratoire et énergétique, ‘pranayama’, pour travailler le corps en douceur, en profondeur, en cohérence. Je souhaitais des bienfaits physiques et émotionnels, en cohérence avec ma nature profonde ancrée dans la susceptibilité et la non-violence. Le hatha yoga, en tant que pratique physique réponds à tous ces critères, ce qui n’est pas forcement le cas d’autres pratiques physiques de yoga, qui sont souvent trop portées sur la performance physique et sont en contradiction avec les règles de yamas et niyamas. Pour en revenir à ma pratique physique, en cette troisième semaine, je m’y suis finalement mis. À 7hr du matin, au lieu d’aller retrouver Thangal et Saïd à la plage, je me suis mis au tapis. J’avais espéré qu’ils viendraient pratiquer avec moi à 6hr avant la plage, mais tout comme moi cette saison, ils ont du mal a se motiver à cette heure-là. L’idéal serait de pratiquer tous les jours, mais cela implique de s’imposer un rythme de vie tres ordoné et structuré et ce n’est pas comme cela que je régule toujours ma vie. Des fois je trouve le bon rythme pour cela, mais comme je m’écoute et que je préfère m’adapter à mes humeurs et à celle du jour, je suis souvent dans le laisser-aller et dans l’instinctif, dans le moment présent.

Sur la plage, et plus particulièrement à Goa, j’observe les pratiquants d’asanas, ils m’inspirent, me donnent des idées et des astuces, l’observation de l’autre est une des bases de ma pratique. J’essaye d’éviter la comparaison, la critique ou l’envie, qui sont des sentiments qui tentent toujours d’écorent dans ces situations. La dimension mentale du yoga, le contrôle de ses émotions et de ses sentiments sont un véritable travail de chaque instant. La pensée positive ne doit pas se faire à tout prix, mais elle peut devenir seconde nature. Il ne s’agit pas de se voiler la face et de refuser de voir les mauvaises choses. Non, c’est plus une question de relativiser, de ne pas nécessairement avoir le besoin d’avoir un avis sur tout, de ne pas avoir envie de changer le monde, mais d’agir sur son monde. On peut agir sur son environnement proche. Nos actions peuvent ainsi avoir un impact plus global. Ne pas donner des leçons, juste essayer de montrer l’exemple et de suivre celui des autres. Essayer d’être cohérent, d’accepter les changements, d’être tolérant, éviter les situations conflictuelles, garder sa ligne, son chemin. Cela induit d’avoir un regard fataliste sur les situations globales, mais de prendre toute la responsabilité de mes actes sur mon environnement local. Je crois au karma du présent. Je crois en aujourd’hui, au rationnel, à la science et à mes sensations et mes émotions. Je crois en l’évolution et la capacité d’adaptation.

Nous partageons entre nous, humains, animaux, végétaux, l’oxygène, le gaz carbonique et les autres gaz présents dans l’air qui nous entoure. On le respire, il pénètre nos corps à tous, nous permet de vivre. Il nous entoure, nous soutient dans l’espace. Le yoga dans sa dimension Pranayama, permet de comprendre que ces gaz sont notre énergie vitale à tous, le prana. Nos émotions sont portées, soutenues par cette énergie, notre corps, nos émotions sont naturellement couplées avec cet échange gazeux, que l’on en soit conscient ou non. L’air que j’inspire est celui que tu expires. La prise de conscience qu’apporte le pranayama, me responsabilise sur les émotions que malgré moi je partage dans l’univers en expirant. Le plus de pensées posivitives sont expirées, le plus calme sera le monde. En observant, il est clair que très peu de personnes ont cette conscience, beaucoup de personnes agissent de façon égoïste, certaines personnes prennent plaisir à partager leurs malheurs et a souhaiter celui des autres. Trop de personnes sont dans la critique de l’autre et ne se remettent pas en question. Compte tenu de cela, l’air que nous respirons est donc plutôt chargé négativement. En inde, les personnes sourient à la vie malgré les nombreuses difficultés à surmonter au quotidien. Le niveau de conscience de cette dimension pranique et énergétique de l’air qui nous entoure est élevé, beaucoup de personnes pratiquent le pranayama. La conséquence est que l’air est calme, puissant, on se sent plus heureux, on respire et on expire le bonheur sans pour autant se voiler la face sur les réalités du quotidien. La pensée positive est importante. Le travail sur l’ego l’est tout autant, c’est alors que l’on réalise que la pratique des asanas est vraiment locale, alors que le pranayama a un impact global, et que sans le respect des règles de vie personnelle et de cella à suivre en société, on n’a pas le socle pour progresser. Le travail dit de méditation serait donc un leurre, si pratiqué seul. Bien sur, de se poser, de fermer les yeux, de rester immobile, permets de se connecter avec soi même, de se détendre, de recharger ses batteries, et permet d’éclaircir son esprit, de mettre de l’ordre dans ses idées. Il s’agit d’une pratique préparatoire et indispensable pour peut-être atteindre la méditation, mais ce n’est pas de la méditation telle que décrite dans la méthode de Patanjali. Car, la méditation, n’est pas une pratique, mais un état, on y arrive ou on n’y arrive pas, le yoga scientifique décrit par Patanjali est une méthode pour y arriver, il en existe d’autres, décrites dans la bhagavad ghita et qui se rapprochent, je crois, des pratiquesméditatives bouddhistes, même si je ne suis pas du tout spécialiste en bouddhisme. Dans la bhagavad ghita, l’état méditatif est atteint par le chant, la pratique dévotionnelle, les pratiques karmiques, l’étude des textes et des connaissances. En Raja Yoga, ou Ashtanga Yoga de Patanjali, le yoga royal, le yoga des 8 étapes, au Pranayama succède la concentration, puis le retrait des sens, la méditation de la révélation. Ces dernières étapes ne sont pas si simples à passer, car l’esprit ne se laisse pas faire, il a beaucoup de mal à se détacher. Une méthode appelée Kriya Yoga permet de truquer l’esprit et d’accéder à ces niveaux. L’an dernier, j’ai suivi un stage initiatique à cette méthode et cela a été une véritable révélation. Mon retour en France, j’ai pratiqué cette méthode qu’a peu de reprises. Aujourd’hui, je souhaite à nouveau pratiquer ces exercices, car l’atteinte de l’état méditatif qu’ils induisent est une expérience à la fois très forte et réconfortante, mais cela demande une pratique rigoureuse et dévouée, et un cadre adapté, je crois que ma maison de Varkala l’est tout à fait. L’autre aspect important est que je m’y sens prêt.

11/3/2016 – Varkala, que des bons moments

Cette saison à Varkala aura été juste géniale. J’ai finalement trouvé des rythmes qui me permettaient de faire une pratique de renforcement musculaire, des séances d’asanas et de m’amuser dans l’eau et sur la plage avec mes amis. J’ai également fait de belles rencontres avec des Français, mais surtout avec un Australien charmant, me prouvant une fois de plus que cet endroit me réserve régulièrement des moments idylliques. Je me suis approprié un endroit sur la plage que j’ai terrassé et ammenagé avec du bois pour me créer un décor dans le décor. Les locaux ont aimé et ont participé en ajoutant des éléments. Au niveau de la maison, j’ai pris une option pour l’hiver prochain pour une période de 3 mois, j’ai,signé un bail et versé un acompte. Sur le thème de la méditation, j’ai initié Marie, son mari et Vibhu à certaines des techniques qui m’avaient été enseignées l’année dernière à Rishikesh. Je n’ai pas pratiqué plus que cela malgré mon souhait de le faire, mais dans le moment, au final, je ne me sentais pas prêt. J’ai quitté varkala le coeur enjoué et comblé et je suis sûr que ça va me manquer terriblement. Mais je pars heureux, très heureux et je suis ravi de rejoindre le nord du pays, un peu de fraicheur et de découvrir la ferme école de Vandana Shiva, près de Dehradun sur la route de shimla.

1 Comment

  1. Aumoine
    16 juin 2017

    Je suis très heureux de pouvoir profiter de ton blog pour approcher. Ton experience en Inde et je rêve de me retrouver la bas.j espere t avoir bientôt au téléphone bisous

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