2015-09/10 Myanmar & Koh Payam

28/9/2015 – bienvenue au Myanmar – Mandalay

Je suis parti de Thaïlande le coeur léger et plein de joie à découvrir le Myanmar. Lors de mon enregistrement à l’aéroport, la compagnie aérienne me fait de la pression pour acheter un billet retour, m’informant que la douane birmane peut refuser l’entrée aux personnes sans billet AR. Mais je compte quitter le pays à pied !…. Je consulte internet, je regarde les options de vols et je décide de ne pas céder à cette pression de la compagnie aérienne qui me fait tout de même signer une décharge qui indique que je voyage sans le minimum requis pour entrer au Myanmar. Au final j’arrive à la douane de Mandalay et mon passeport est tamponné sans aucune question, avec le sourire et, un bienvenue dits en français de la part de la douanière. Les sourires ne font que commencer et seront présents à tout instant, à tout regard échangé. Je reste au frais jusqu’a 16h puis direction le pont en teck de U Bein. J’avais vu des photos, mais je ne m’attendais pas à un endroit aussi beau. Le pont piéton de plus d’un km traverse un lac, le cadre est idyllique et, pour le coucher de soleil du dimanche, touristes et locaux se pressent pour voir les couleurs de la fin de journée. Je rentre à l’hôtel et je repars en vélo pour découvrir Mandalay ‘by night’ et surtout manger. Il fait chaud, la ville est en quadrillage, chaque rue porte un numéro, c’est donc très facile de se repérer et de se déplacer en vélo. Je trouverais un temple hindou, un restaurant pas trop mal et un centre de massage tout à fait correct. Je prévois de me lever pour voir le lever de soleil et je commande un taxi pour me conduire en haut de la colline de Mandalay. Un orage éclate dans la nuit, l’hôtel me réveille, mais ne me réserve pas de taxi sans mon accord préalable à cause de la pluie. Je confirme, le taxi arrive et me dépose au sommet. Je redescendrais à pied le long d’un chemin de marches, couvert par des toitures, reliant les temples entre eux. Je suis seul à descendre et très peu de personnes montent à cette heure très matinale d’un lundi orageux. Les commerçants des échoppes qui longent le chemin se réveillent, se lavent, prennent leur petit déjeuner. C’est super étrange et très agréable d’être seul dans ce décor, je ressens la spiritualité du lieu, c’est très fort, l’énergie est très similaire à ce que j’ai pu ressentir dans certains endroits de l’Inde. Arrivé en bas, la pluie continue de tomber, je marche et visite quelques monastères et le palais, qui est une coquille vide, mais une belle coquille. Je suis un peu trempé, il n’y a pas de taxis à part des motos, heureusement qu’il ne fait pas froid et que la pluie n’est pas battante. Après une pause repose à l’hôtel, la pluie s’est arrêtée, je reprends le vélo et je pars découvrir une autre partie de la ville. Je ferais un grand tour, passant par le marché aux fleurs, le marché de jade que je ne trouverais pas, un superbe temple entièrement recouvert de feuille d’or, entouré d’ateliers de sculptures. Je finirais avec l’atelier où les feuilles d’or sont frappées de façon traditionnelle au maillet, une boutique de parasols en papier et le salon de massage pour finir ma journée en mode détente. Je passerais également sous le ciseau et la lame du barbier pour me rafraichir un peu. Demain je prends le bus pour Bagan, car il n’y pas de pas de bateaux quotidiens en cette basse saison. Je suis très heureux de ces premiers jours en Birmanie, les gens sont adorables, avenants, souriants, rieurs, il y a de la vie, de l’émotion et ça fait du bien de sourire. Ça me rappelle beaucoup l’Inde, mais en version plus posée et apaisée. Je pense que Bagan va être un véritable coup de foudre, les orages sont possibles et la pluie est quasi garantie.

 

1/10/2015 – Bagan a couper le souffle

Bagan est tout aussi beau que sur les cartes postales, de tous les points de vue, de toutes les hauteurs, sous tous les angles, je suis émerveillé. Des temples, des monastères, des stupas, des pagodes, plus de 2000, il y’en a partout. Le site est immense, il se visite en scooter électrique. En cette basse saison, il fait très chaud, il n’y a pas beaucoup de touristes, et heureusement, car certaines pagodes sont prises d’assaut pour le coucher de soleil et également le lever. Pour l’instant, j’ai essayé de trouver des lieux peu fréquentés, mais ce soir et demain matin je vais aller à la grande pagode avec tous les autres touristes pour avoir la vue la plus prisée de Bagan. Mon programme a été très simple, me rendre sur un site pour 5hr du matin et assister au spectacle du lever de soleil puis de visiter le plus de temples et de pagodes possible sur une parcelle déterminée puis retour a l’hôtel pour le petit déjeuner avant de repartir pour 1 ou 2 heures maximum et découvrir une autre parcelle avant de revenir me poser au bord de la piscine, mais je rejoins vite ma chambre et la fraicheur de l’air conditionné, car la chaleur est assez intenable et ne permet pas de se reposer. Vers 16hr je repars, car à 18h le soleil se couche. Personnellement je préfère nettement plus le lever au coucher, surtout que la couleur de la brume matinale est vraiment magique et plus particulièrement ici où toutes les pagodes apparaissent dans ce décor au fur et à mesure que la lumière augmente. À part cela, il n’y a rien d’autre à faire et c’est tant mieux, car je ne sais pas si il y aurait le temps. Demain soir je prends l’avion pour Rangoon, car la distance en bus est de 10hrs, ce qui est un peu long et que l’option avion était un peu chère, mais pratique avec 1h20 de vol. En attendant, je profite du merveilleux spectacle offert par le soleil sur le site, des bouddhas qui ne sont pas tous semblables de site en site et des chemins faciles ou dissimulés pour découvrir des sites plus reculés et moins faciles d’accès, c’est la mini aventure, j’adore… Et je prends des milliers de photos, je n’arrête pas.

2/10/2015 – Bagan féerique bye bye, hello Yangoon

Je me répète sans doute, mais ce passage par Bagan est vraiment fabuleux. Chaque temple recèle ces secrets, la plupart ont des étages et des terrasses accessibles par des passages plus ou moins visibles, certains sur leur face extérieure et d’autres par des escaliers intérieurs. Souvent escarpés et étroits, il faut des fois trouver le gardien pour ouvrir la grille, mais certains sont ouverts tout le temps. La lampe torche est très utile pour trouver les passages, éviter les obstacles et les chutes. Le site est immense et très bien entretenu, on accède librement à tous les temples et pagodes, mais un permis doit être acheté. Si on arrive par l’aéroport, son achat est effectué à l’arrivée, mais par la route, il faut se rendre à la pagode principale si on souhaite l’acheter et contribuer à l’entretien et la préservation du site. Il y a beaucoup de tourisme local pour se rendre aux temples en activité. Beaucoup de guides, de blog indiquent que les prix sont chers, surtout pour l’hébergement. Sans doute ces personnes ont l’habitude de trouver des chambres a 5 euros la nuit et en effet il semble que ce genre d’offre ne soit pas disponible ici, alors qu’en Thaïlande ces prix existent. Pour cet hébergement premier prix, il faut compter 15 euros la nuit et sans doute une qualité assez limite. Pour l’instant, je me suis logé dans la deuxième/troisième catégorie avec une moyenne de 25/30 euros la nuit (nous sommes en basse saison et j’ai bénéfice de remises de 20 à 40 %) et je suis assez content de la prestation, surtout ici à Bagan ou l’hôtel Floral Breeze est bien situé, a une très belle piscine et, ou le personnel est charmant. À rangoon j’ai choisi un hôtel / hostel ‘vintage’, mais rfait à neuf (soi-disant), je suis en dortoir, mais si c’est vraiment l’horreur, je me prendrais un upgrade pour une chambre seul. Pour la suite du voyage, ce sera sans doute un peu plus des guesthouses à la volée, car les régions que je vais traverser pour rejoindre la côte et les plages ne sont pas encore la proie du tourisme de masse qui se concentre dans la partie centrale du pays. Pour la partie plage, les resort de luxe s’établissent rapidement, mais j’espère pouvoir trouver de petite guesthouse bon marché dans un décor très différent, mais qui sur les photos a l’air paradisiaque. Pour revenir à Bagan, hier soir, il y’a eu un orage sur une partie du site pour le coucher de soleil, ce qui a donné une ambiance dramatique avec le tonnerre et les éclairs au loin et qui a caché le soleil. La pluie est arrivée plus tard dans la nuit et a rafraichi l’air jusqu’à ce midi. Ce matin, le lever de soleil a été très beau, et 8 ballons dirigeables ont survolé le site. Ils décollent une demi-heure après le lever de soleil, le cout est assez exorbitant a 300/400 dollar le vol, ce qui n’empêche par qu’il soit pris d’assaut et affichent complets. Pour ma part, je préfère les voir du sol et les prendre en photo. Ce soir j’écris de l’aéroport où le système de climatisation est vétuste, on se croirait au hammam et le vol est retardé de 90 minutes au moins, le coucher de soleil se fera ici dans cette chaleur mini conditionnée. Le choix de l’avion permet quand même de gagner du temps et du confort, car le Myanmar est un grand pays, mais les prix ne sont pas très bon marché. Pour cette étape vers Rangoon, cela m’évite un voyage par la route de 8 à 10 heures. Pour parler un peu de la différence avec la Thaïlande, c’est clair que le Myanmar est plus authentique et un vrai dépaysement, que le bouddhisme y est vraiment vécu et que les traditions sont fortes. C’est aussi clair que le pays est plus pauvre, que les conditions de vie y sont beaucoup plus rude. Tout comme en Inde, la rudesse de la vie, dans un cadre spirituel fort avec une nature luxuriante et de fortes traditions donnent une profondeur aux gens, leur donne aussi le sourire et la volonté de plaire, de séduire. Cette ambiance, cette chaleur humaine sont appréciables, j’adore. En ce qui concerne les temples, il y en à outrance, mais ils sont pour la plupart assez simple et humble, les statues sont en terre peinte, seule une petite partie sont dorés, et pour la plupart, les feuilles d’or sont déposées par les pratiquants qui font de nombreuses donations en feuilles d’or ou en numéraire. En Thaïlande, le style est beaucoup plus tape-à-l’oeil, et ont souvent des références royales, la pratique en semble affecté. Yangon, ma prochaine destination promet de contredire ce propos, car les pagodes et les temples seraient immenses, les statues également et les ornements tout aussi glitz que glamour, que rococo, que clinquant. Je n’ai pas prévu de rester très longtemps à Rangoon, en estimant que je pourrais tout faire en une soirée et une très longue journée, mais je verrais demain comment je le sens et si je prolonge ou pas d’une journée, car à partir de maintenant et jusqu’au 17 octobre je n’ai plus d’impératifs de billets ou de réservations d’hôtels à respecter, ce sera au jour le jour, mais je n’ai pas non plus envie de trop m’attarder en ville, car je prévois 3 jours pour rejoindre la plage et ensuite la descente de la côte se fera en 3 étapes et je veux profiter au maximum de cette partie du voyage et du pays, car j’aime la mer, la plage, le sable et les cocotiers, sans doute plus que les pagodes et les temples.

3/10/2015 – Yangoon express

Je profite d’être un lêve tôt pour boucler les visites des temples et pagodes de Yangon à la fraîche. Je commence par la plus grande de toute, la pagode shwegadon. C’est immense, la pagode centrale est entourée de temples de toutes les tailles remplis de statues, de reliquaires. Les brillants, les miroirs, les pierres précieuses sont partout. À cette heure matinale, il fait frais, les croyants font leurs rites qui consistent à nettoyer l’effigie du bouddha du jour de sa naissance, pour moi c’est le jeudi, je crois, j’avais fait lavérification à Chiang Maï quand j’ai découvert cette pratique. Sinon c’est beau, il y’a beaucoup, beaucoup de bouddhas. Puis je file en face visiter une pagode Kitsh qui a été évidée en son centre et un décor champêtre orne les murs. Ensuite je file voir les géants de Yangoon, un bouddha allongé et un bouddha assis qui sont hébergés sous des hangars en tôle. Ils sont grands, ils sont impressionnants, même si ce ne sont ps les plus grands du pays. Je passe par la gare pour comprendre comment elle fonctionne et me renseigner sur les horaires pour Bago ou je me rends demain matin par le premier train de 6h. Après le petit déjeuner pris a l’hôtel qui est très propre et super bien situé, je retrouve Stephanie avec qui j’avais fait la formation à Chiang Maï qui est avec une jeune brésiliennes, nous portons visiter les marchés de la ville et faire quelques emplettes. Dans l’après-midi je trouve un endroit pour me faire masser et je bade en attendant de m’écrouler après cette longue journée. Demain ce sera aussi très long avec Bago à deux heures de train ou il y’a le plus grand bouddha allongé du pays puis un voyage en bus de 4 hrs pour rejoindre hpa an, un endroit qui m’a été recommandé pour sa nature et une rangée interminable de bouddhas au milieu de la campagne birmane

 

4/10/2015 – Adieu Yangon, en route pour Bago

Me voici à bord du train qui m’amène à Bago ce matin, alors que le soleil se lève sur Yangon. J’ai oublié de donner quelques précisions sur la ville de Yangon en elle même. C’est tout simplement une grande ville congestionnée de trafic automobile, les deux roues motorisées y sont interdites. Ce n’est pas désagréable, le marché qui s’étend de hall en hall est aéré, ce qui en fait un endroit de balade à l’abri de la chaleur qui peut être étouffante au soleil. Le downtown est assez sympa avec des rues étroites qui abritent aussi du soleil. Ce quadrillage de petites rues donne sur port marchand du fleuve Ayeyarvady qui traverse le pays du nord jusqu’à yangon. Cette partie du bord de fleuve n’est pas accessible, une jetée avec des ferries de passagers et un ponton se trouve plus au nord, mais je ne me suis pas rendu. Sorti du petit périmètre de downtown, ce sont des grands boulevards et ce n’est pas agréable de s’y promener, l’utilisation de taxis est donc nécessaire et on se retrouve alors dans les bouchons. Revenons au train, tout d’abord le billet qui est écrit à la main, et dont l’achat requiert une pièce d’identité ce qui permet d’être enregistré, fiché, suivi. Au niveau du train en lui même, il est assez sympa avec des sièges et un sol en bois, c’est très vintage. Il y’a des policiers à bord, les gens fument, malgré les affiches qui l’interdisent. Le confort est donc sommaire, mais c’est propre, par contre contre ça balance et ça rebondit beaucoup. À certains moments si vous n ferme les yeux, on pourrait se croire sur un bateau voguant sur une mer agitée. Bago n’est qu’a deux heures, on est dimanche et de nombreuses familles sont à bord, sans doute en excursion pour la journée, car Bago, une ancienne capitale du 15e siècle à de belles pagodes dont une plus haute que celle de Yangon, deux immenses bouddhas inclinés, des bouddhas géants debout et assis, et un temple à serpent. Je vais devoir faire les visites au pas de course, car je souhaite trouver un bus qui m’emmènera à Hpa-an pour la fin de journée. Hpa-an n’est accessible que par la route et le trajet prendrait 6 heures et non 4 comme je le pensais initialement, mais seule l’expérience me le dira. Hormis le bouddhisme, l’hindouisme est aussi assez présent, j’ai visité 3 temples à Yangon, et je viens d’en voir un par la fenêtre du train qui traverse maintenant les champs et les rizières. Il est 7h le soleil est bien levé et je suis à mi-chemin pour cette première étape de la journée. C’est peut-être le bon moment de préciser que je me suis mis à la mode locale en portant le lunghi, qui est une jupe pour homme. En Inde, c’est un morceau de tissus que l’on enroule à la taille, ici la longueur de tissus est fermée, on la resserre en deux pans à la taille pour un effet proche de la jupe culotte. C’est très agréable à porter. Hier j’ai aussi acheté du thanaka, une pierre faite à partir de l’écorce de l’arbre du même nom, que l’on s’applique sur le visage. Il faut humidifier la matière et l’appliquer sur les joues, le nez, le front. L’utilisation d’une petite brosse permet de lisser et texturer la pâte sur le visage . Cette pâte protège la peau du soleil. Hier, la vendeuse m’en a appliqué, mais je ne m’en suis pas appliqué ce matin, je le ferais sans doute dans les jours à venir.

4/10/2015 – Bago et en route pour hpa-an

Un jeune moto taxi me prends en charge a ma sortie de la gare, j’achète mon billet de bus pour Hpa-an et il me fait la tournée des sites de la ville que nous compléterons en 90 minutes. La grande pagode est donc plus haute que celle de Yangon mais celle de yangon a tellement de détails, de sous-chapelles que celle-ci parait moins intéressante et je pense que j’ai eu ma dose de pagodes. Le temple au serpent est une bâtisse avec un moine et deux statues d’hommes qui resteront inconnus, mon taxi n’ayant pas su me dire qui ils étaient. A leur base un immense python de 12 mètres qui aurait 120 ans. Il est très calme, j’ai vu le python et ce fameux temple. Puis direction les géants, un premier bouddha allongé, exposé en plein air, puis,un deuxième posé comme a Yangon dans un temple ‘hangar’. Ils sont très grands, resteront quatre bouddhas debout et quatre bouddhas assis pour compléter la visite de Bago et me déposer a l’arret du bus. Je prends celui de 10h30 et c’est parti pour une durée indéterminée, car il s’arrête un peu partout pour prendre et déposer des personnes, faire des achats. Une pause de 20 minutes pour le déjeuner, j’espère arriver à Hpa-an avant la tombée de la nuit et trouver un hôtel descend et pas trop cher.

6/10/2015 – Hpa-an, une perle verte

Je suis finalement arrivé a Hpa-an vers 16h et je me suis vite installé au Galaxy hôtel, l’option confort de Hpa-an, ici que trois hébergements possibles pour les touristes. Je me réserve ma place pour l’excursion du lendemain pour visiter tous les sites aux alentours accessibles en cette fin de saison des pluies. En effet, l’accès à la grotte que l’on visite en bateau est sous l’eau en cette saison. De plus, un orage se profile à l’horizon et il éclatera peu après le coucher de soleil. Je me promène dans cette petite ville en bord de fleuve, les commerçants, les rizières, les pitons rocheux qui entourent la ville, le tout est charmant, luxuriant et très dépaysant, un autre paysage de carte postale pour les yeux. La nuit tombe vite, leséclairs illuminent le ciel, j’aurais le temps d’aller manger et de revenir à mon hôtel juste avant le déluge qui durera jusqu’au matin. A 8h30 un convoi de 18 touristes dans 3 tuk-tuk part pour visiter les grottes, rizières, sources naturelles d’eau fraiche des alentours. Les grottes sont des temples, les parois sont en partie sculptées et peintes, de nombreuses statues dans toutes les positions, quelques singes sur le premier site. Le deuxième site est une grotte somptueuse avec des gravures murales impressionnantes avec également un point de vue sur la vallée. Le troisième site est un monastère et temple sur une ile au milieu d’un lac accessible par un pont. La pagode est en haut d’un piton karstique, mais l’accès au sommet n’est pas possible, la vue sur le site est néanmoins somptueuse. Le quatrième site est un bassin sacré, alimenté en eau fraiche par une source et qui est la source d’une rivière. C’est également la pause déjeuner, mais je préfère me baigner au soleil plutôt que de m’attabler avec le groupe. Après la baignade je rejoins le groupe qui n’a toujours pas été servi de son repas, je repars me baigner puis je commande mon repas dans une gargote proche du bassin, je continue ma baignade jusqu’a ce que mon repas soit prêt. Le groupe termine enfin son repas et se prépare a se baigner, mais le temps change brusquement, le soleil se couvre et c’est le déluge, mais comme il fait assez chaud, la baignade n’est pas interrompue pour autant. Au bout d’une heure, la pluie s’arrente, nous repartons pour un village, une étape un peu inutile, mais qui remplace la grotte inaccessible. Puis nous visitons un site ou des centaines de boudhas assis en méditation remplissent les champs des deux cotes de la route. Cette route mène au point de départ pour le chemin de randonnée qui permet l’ascension de la montagne de Hpa-an, au sommet duquel se trouve un monastère. Puis nous nous rendons sur un site ou la route est longée d’une rangée de 1500 sculptures de moines alignés en procession. Cette procession de moines peut être vue tous les matins dans la plupart du pays, car ils défilent au lever du soleil de maison en maison, de commerce en commerce pour recueillir les offrandes. La visite se terminera par un autre bassin de baignade, mais le ciel ne s’est pas dégagé, nous rentrons en ville après une journée très bien remplie. Le soir un nouvel orage, ce qui me conforte dans mon projet de poursuivre mon périple le lendemain et de de pas faire l’ascension de la montagne. En effet le but de monter est de pouvoir profiter du coucher et du lever de soleil après une nuit passée au monastère, mais depuis mon arrivée, le sommet est dans les nuages, la probabilité qu’il soit dégagé est petite et en effet ce matin, il pleut en ville, les nuages se dégagent à partir de 9hr mais la montagne est un nuage. Cet après-midi, je prends le bus pour Malwamine ou il ne m’a pas été conseillé de rester. Après ce premier trajet de 2 heures, j’aurais 9hr de trajet pour rejoindre Dawei que je devrais atteindre vers 4hr du matin mercredi. Ensuite il me restera une dizaine de km à faire en moto taxi pour atteindre la plage de Maungmakan. C’est le seul endroit ou il y a des logements pour touristes. Trois options seraient possibles à cet endroit. Il n’y aurait pas de possibilité de wifi, je vais donc un peu expliquer mon programme pour la suite de mon voyage dès maintenant avant cette période de blackout possible. Je ne resterais que trois nuit pour pouvoir prendre un vol dimanche pour l’extrême sud du pays Kawthung et peut-être pouvoir faire une excursion marine à partir de cette ville. J’esperais pouvoir faire une croisière de Myek a Kawthung, mais la seule option à partir de Myek est un ferry qui n’a que de mauvaises critiques de la part des touristes qui l’ont utilisé récemment. Cette région n’est ouverte au tourisme que depuis 2 ans, l’infrastructure est donc très peu développée pour les touristes. Aussi, il semblerait que les seules possibilités de visites des iles de cet archipel de Mergui sont à partir de Kawthung ou de Rannong en Thaïlande, je veux donc y aller rapidement. Aussi, la plage de Dawei ou se trouvent les hébergements serait déserte. Sur les photos que j’ai vues, il ne semble pas y avoir de végétation permettant de se protéger du soleil et je ne veux pas frire. Il y aurait d’autres plages aux alentours que je visiterais sans doute en moto taxi. Trois nuits, quatre jours sera donc suffisant.

 

11/10/2015 – Maungmakan, une plage, un hamac, un livre`

Arrivé avec le lever de soleil après une nuit dans le bus, je m’installe au ‘cocunut resort’, une des trois options de logement dans cette station balnéaire du Myanmar. Le voyage s’est bien déroulé, de nombreux arrêts pour prendre et déposer des passagers, trois arrêts pipi/repas, un arrêt pour la douane, autant dire que de dormir d’une traite n’aurait pas été possible pour qui que ce soit. Je suis pris en charge par une moto taxi directement à la sortie du bus, ils sont au moins une vingtaine à interpeler les nouveaux arrivants. La route pour la plage est d’une dizaine de km et se déroule sans encombre. Hier soir à la station de bus de Malwamine, j’ai rencontré la propriétaire de la guesthouse ‘Cocunut’ ainsi que son mari, un Français. Ils étaient sur un autre bus que moi et sont arrivés bien plus tôt, leur bus n’ayant pas effectué autant d’arrêts en chemin. Ma chambre et l’endroit sont très sympa, à 500m de la plage, la seule chose à noter est que les moustiques sont assez présents et une usine non loin fait tourner un générateur nuit et jour, je m’habitue au bourdonnement, mais quand le moteur s’arrête de tourner vendredi matin, j’apprécie d’autant plus l’endroit. La plage est belle, bordée de pins et de paillotes en grand nombre, car elle est très fréquentée par les locaux les soirs et le week-end. Au niveau des touristes étrangers, je suis presque seul. J’installe mon hamac entre deux abers en face de la paillote ‘esso’ et je profite des journées pour lire, dormir, somnoler, manger, dormir, lire et nager un peu aussi, mais peu, l’endroit n’est pas une invitation à la baignade et la météo sera assez humide pendant mon séjour ici. Je profite de la brise de mon hamac. La mer ressemble à celle de l’Inde, ce n’est pas un lagon transparent, mais les rouleaux sont nettement plus doux. Les couchers de soleil sont subliment, deux îles font face à la plage et la côte sud est montagneuse et s’avance dans la mer, le paysage est très beau. Je passe 4 jours ici à faire le farniente.

L’alimentation dans cette région un peu reculée n’est pas du tout variée, un mélange de légumes classiques fris en sauce style ‘chop suey’ avec des noix de cajous servis avec du riz blanc ou des nouilles, et ce, matin, midi et soir. J’ai envie de pâtes et de pizzas et de nourriture indienne. L’Inde me manque.

Les Birmans sont vraiment charmants et très doux, tout comme en Inde le mélange de tradition et de modernité est très présent. La pauvreté fait partie du paysage de la campagne, tout comme les clubs de golfs, les centres commerciaux, les voitures et résidences de luxe. La classe supérieure est présente, la classe moyenne se développe. Par contre il n’y pas de densité de population et de circulation, ce calme et cette douceur de vivre sont très agréables. Mais la folie indienne, le piment, les odeurs, le rythme, la diversité et l’alimentation indienne me manquent un peu quand même.

Je fais une petite excursion pour voir la plage de Nabule à une dizaine de km au nord, cette plage est quasi déserte, elle est très belle, mais aucun arbre vivant ne permet de se protéger du soleil. Cette plage a été choisie pour y construire un gros port en pleine mer avec un accès routier direct à Bangkok, la route est en construction, mais le projet serait à l’arrêt, les arbres n’ont pas été épargnés. Pour l’instant quelques paillotes sont ouvertes près du temple en bout de plage et des bungalows sont en construction.

Le temps est devenu très orageux, il pleut une partie de la journée et de la nuit, à certains moments de la journée le ciel se découvre. Ce n’est pas forcement désagréable, mais malgré toutes les précautions je suis la proie des moustiques, j’opte matin et soir pour la jupe longue traditionnelle et la chemise à manches longues, cela reste la meilleure des protections.

Dimanche, je prends un avion pour me rendre à la pointe sud du Myanmar et rejoindre la Thaïlande. J’écourte mon voyage au Myanmar, car l’accès aux iles des Mergui est compliqué en cette saison en plus d’être très cher. En Thaïlande, le temps le permettant, je pourrais rejoindre l’île de Ko Phayam à partir du port frontalier de Ranong et j’y trouverais un bien meilleur rapport qualité-prix qu’au Myanmar. Je compte bien profiter de cette dernière semaine de plage avant de retourner à Bangkok pour aller à Kolkata pour fêter Durga.

Ce temps de pause me permet de reprendre une pratique de yoga que j’avais complètement délaissée, mais je dois pratiquer en intérieur pour éviter les moustiques, j’espère que sur l’ile de Ko Payam je pourrais pratiquer dehors dans la fraicheur du jour qui se lève.

12/10/2015 – Koh Payam

Le voyage et les connexions me permettant d’arriver sur l’île de Koh Payam vers 16h30 ont été ultra fluide, j’ai quitté la plage de Maungmakan près de Dawei à 10h30 par moto taxi, l’avion a dû décoller vers 12h45. Un autre coup de moto taxi pour arriver au poste de douane de Kawthaung et l’embarcadère pour prendre le bateau qui me conduira à Ranong en Thaïlande. Je change les Kwats qui me restent en Bhats, je passe les formalités avec la douane, et hop, j’embarque dans le ‘long boat’ direction Ranong que nous atteindrons en une vingtaine de minutes. Procédure de douane pour entrer en Thaïlande puis direction l’embarcadère pour le bateau pour Koh Payam, le dernier bateau qui est un ‘speed boat’ est a 16h, je prends mon billet et chope du WiFi a 15h15. La marée est basse, une voiture m’emmène avec deux autres passagers pour le bout du port ou le bateau nous attend. La traversée est faite en 30 minutes, le bateau normal effectue la traversée en 2hrs. Sur Koh Payam, il y a deux plages situées sur la côte ouest de cette petite ile. Aucune voiture ici, seules les 2 roues sont autorisées. Des pistes étroites en ciment relient les différentes zones. Les plages sont remplies de guesthouse à bungalow, le centre de l’ile en contient aussi pas mal. Seuls 20 à 30% des hébergements et commerces saisonniers sont ouverts, les autres sont en repos ou en travaux pour ouvrir au mois de novembre. Il n’y a pas foule, c’est très calme et les prix vont de 3 à 30 euros la nuit, un bon 50% de rabais par rapport à la haute saison. Je me dirige tout d’abord sur la plus grande des deux plages en moto taxi. Je visite différents bungalows et trouve un ‘resort’ qui propose des bungalow immenses à 12 euros, ils ne sont pas directement sur la plage, mais ils sont beaux et très confortables, je prends pour deux nuits. Il y a du wifi mais pas du haut débit, la plage est belle, mais un peu sale et je crains qu’il n’y ai des ‘sandflies’ ou des bestioles autres que les moustiques qui laissent de petites piqûres urticantes. Il faut donc éviter de s’allonger sur le sable. Au petit matin, je cours sur la plage qui,est à marée basse, puis je nage avant de retourner dans mon bungalow finir ma séance d’exercices et d’étirements du matin. Après le petit déjeuner, je me rends à l’embardée visiter un peu les lieux et faire des mini courses. Ensuite je me rends sur la deuxième plage qui est plus petite et plus enfermée. Elle est sublime, le sable à l’air nettement plus propre et plus sain que sur l’autre plage. Cette plage est séparée en deux par une avancée rocheuse qui se poursuit en mer et qui serait un des endroits pour observer un peu de vie sous-marine. Je visite les différentes options de logement, mais par rapport à ce que j’ai trouvé, il n’y pas photos, ce qui est proposé ici est beaucoup moins confortable. Je continue ma balade et au milieu de la plage je tombe sur une petite série de bungalow. Ils sont grands, ultras luxueux et donnent tous sur la plage. Il y a l’électricité, le wifi haut débit, un bon restaurant, une patronne très chic et charmante, je négocie un peu et j’obtiens une remise additionnelle sur le prix basse saison, cette petite folie me coutera une trentaine d’euros par jour. Je réserve pour les quatre nuits qu’il me reste, je laisse une caution, j’y serais dès demain matin. A ce prix, l’eau potable, les transferts en moto taxi, le kayak, palmes, masques et tuba sont inclus,j’ai hâte d’être demain.

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