2011-12 2012-01/02 Les iles Andamans, les temples du Tamil Nadu et Varkala

Le Plan

Plus le départ approche et plus je me renseigne et plus je m’organise… Même si je souhaite que ce voyage soit un peu improvisé je ne peut m’empêcher de programmer, prévoir… être moi même. De plus et sans vouloir a tout prix me justifier le fait de se préparer permet de faire ce que l’on souhaite et ne retire pas nécessairement les spontanéités qui se feront en cours de route.

Le départ

Me voici arrivé à l’aéroport CDG quelques minutes avant l’ouverture de l’enregistrement. Grâce à cette arrivée de bonne heure, je suis un des premiers dans la queue et je peut donc demander un siège en issue de secours. Cette demande m’est accordée, ce qui devrait améliorer mon confort pour ce long vol de nuit vers Delhi.

Arrivée en Inde

Après une courte nuit de 7h30 a voler entre Paris et Delhi me voici arrivé en Inde. J’ai ma connection pour mon vol intérieur de 2h30 vers Chennai dans quelques heures, c’est donc l’occasion de passer chez ‘coffee day’ pour un bon café frappé. La nouvelle qui passe en boucle sur les écrans de TV est le 8em jour de blocage des 2 chambres du parlement indien et la grève générale des commerces suite à l’adoption d’une loi qui autorise les participations etrangères à hauteur de 51% dans le commerce indien. Sur un autre écran une autre image qui montre la récente célébration de la diversité qui vient d’avoir lieu à Delhi. Bienvenue dans l’Inde de 2011.

Et pourquoi donc ?

Petite note pour commencer – j’ai toujours aimé voyager –

Quand j’étais enfant, j’allais voir mon père, mes grands parents dans le sud de la France et en Angleterre. Adolescent, le scoutisme m’a appris a porter le sac à dos et planter ma tente à l’abris. Jeune homme, j’ai profité de mes économies pour aller de fêtes en parties fines et tomber facilement amoureux et donc dans de beaux draps. Plus tard, le travail, un peu plus de budget, puis un compagnon, j’ai visité des lieux qui m’attiraient. Ces dernières années, j’ai décidé de concentrer mon temps de loisir en un moment unique et de le tirer au maximum de sa longueur, je suis seul, mon budget reste raisonnable et je prends ce temps pour approfondir mes connaissances et apprendre, suivre des cursus, des enseignements.
La réponse à cette question du pourquoi partir si loin, pour autant de temps ne s’est pas posée quand je voulais apprendre l’ayurveda et j’avais ajouté une petite semaine de vacances en sus pour avoir quelques jours avant et après ma formation.
L’année dernière, c’est le Yoga qui a été mon moteur et j’ai doublé le temps avec du tourisme et de la plage.
Cette année ….
Oui je me demande ce que je fais ici. Pourquoi ?
Je suis arrivé il y a quelques heures, je me suis installé dans une chambre au confort spartiate, j’ai accroché ma moustiquaire, je suis allé manger un brin avant de m’écrouler puis de me réveiller quelques heures plus tard, il est minuit, je tourne et vire comme le ventilateur au dessus de ma tête.
Ce n’est pas si facile de partir seul et encore moins quand le seul but est de découvrir, de se découvrir. Mais découvrir quoi, qui … pas de surprises a cet égard, ce sera encore un peu plus de moi, pour moi…. Oui ce voyage sera, je crois, un désencrassage du miroir.
J’ai fait depuis ces deux dernières années la révolution dans ma vie et je ne regrette absolument rien, bien au contraire. Je crois avoir fait des bonds et les bonds ça fait bouger, et j’ai besoin de me poser un peu, de me ressourcer sans doute, de me questionner sans cesse et qui sait, peut être de trouver.
Ça va, quand j’écris, je dois réfléchir, choisir mes mots, les tournures de phrase, taper, effacer, taper à nouveau, me relire, et cet exercice me fait du bien.
Le fait de publier sur ce blog me force à faire attention, à ne pas laisser partir l’égo trop loin, car sournois il est cet égo à vouloir rendre excessif les ‘petits rien’ qui font de chacun d’entre nous un tout.
Au quotidien je ne prends pas ce temps, je fonctionne à l’instinct, j’agis et ensuite j’assume mes choix. J’ai pas mauvais instinct, ouf, heureusement, mais de l’audace, le besoin de chalenges, du goût de l’inconnu, ça je n’en manque pas et j’avoue c’est éprouvant.
Loin de mon petit confort je profite de cette faculté qu’on toutes les têtes… se demander si elles, sont ou non bien remplies. Vous me direz que presque 10 000 km pour ça, c’est un peu excessif, oui mais ici j’ai ce ventilateur qui tourne au dessus de ma tête, cette chaleur humide, ce bordel qui est partout présent dans ce pays et qui va m’aider à régler le mien.
C’est en se jetant dans le vide que l’on apprends à voler, ou à l’eau pour ce qui est de nager et donc seul que j’espère progresser et mettre à profit toutes les rencontres et expériences que j’ai vécues avec les autres, pour mieux revenir vers eux, vers vous.
Il est 3h40 du matin, il va falloir que j’écrive la version anglaise, non je crois pas, pas cette fois, pas pour les post ‘états d’âme’ qui ne seront pas bilingue, ça ferait trop megalo et en plus j’aurais peut être une autre nuit d’insomnie pour en écrire une originale pour mes amis anglophones et pour aider les francophones dans leur compréhension de ma langue maternelle.
Donc la réponse, la réponse c’est quoi hein…. Un petit sommeil, un bon café, de belles rencontres, oui quelques peurs avec moi même, du silence intérieur et extérieur, une recherche de force et du travail, non du plaisir, avec mon appareil a prendre des clichés et ainsi remplir ma boîte à souvenirs.

Première vraie journée – Mamallapuram (Mahabalipuram)

C’est parti mon kiki ;-), j’ai donc passé ma première vraie journée en Inde et je commence à profiter de l’endroit et de ce début de vacances en bord de mer. Je suis donc dans une petite ville côtière au sud de Chennai. C’est assez paisible, un peu touristique car il y a des temples et vieilles pierres. Levé un peu tard suite à mon insomnie je suis parti en vélo trouver le bureau de poste pour poster mes photos des gens du marché aux fleurs de Calcutta pour qu’ils aient tous leur portrait, j’espère que cela sera une belle surprise pour ces gens charmants que j’avais longuement photographié l’année dernière. Donc une bonne chose de faite et du poids en moins à porter car 150 photos ca fait au Moines 300g. Ensuite la boutique à mobile pour prendre ma carte SIM locale, mon numéro est le 995 204 52 89. Puis un massage de 2hrs corps et filet d’huile sur le front, un délice. Le déjeuner fut tardif avant de plonger dans la mer et profiter dune belle fin de journée sur la plage et un denier massage (je fais le plein et teste un maximum de thérapeutes, c’est trop bon). Ce soir j’ai trouvé un endroit ou il y a du WiFi je peut donc me connecter et mettre tout à jour sur le blog…. sauf que le WiFi ne fonctionnait pas… J’espère avoir plus de chance demain 😉

Mamala du matin

C’est bon, j’ai passé une bonne première nuit et je me suis levé pas trop tard pour aller faire le tour des sites de cette ville avant l’affluence et la chaleur. Toutes les boutiques de sculpteurs de pierre qui entourent les sites n’étaient pas encore ouverte mais ce fut l’occasion de faire un coucou à un beau Vishnou allongé dans son temple et couvert de fleurs de lotus fraîches. Sur son côté droit l’autel de Lakshmi sa femme et un prêtre qui m’a peint le front en rouge, il a mis la dose de poudre le coquin. Bon au niveau des sites, 5 chariots/temples en pierre chacun pour un dieu différent et d’un style également différent que j’ai vu au travers de la grille, les sites de hampi et ses environs étant encore dans ma mémoire, ceux ci sont beaux mais bon. Puis le temple du bord de l’eau, sympa mais la aussi rien d’exceptionnel. Le clou du spectacle architectural de cette bourgade à été pour moi la fresque sur rocher avec en effet un très bel éléphant, soit disant un des plus beaux du pays.
Voilà, sinon toujours en galère de WiFi mais j’ai trouvé un hôtel,qui veut bien donner l’accés mais c’est un tarif pour 24 heures donc bien au dessus de mon besoin et du budget que j’avais envisagé mais bon pas trop de choix.
Retour à ma chambre pour me nettoyer le corps et le front rouge rouge… J’ai failli oublié mon petit arrêt au petit temple de Hanuman sur mon chemin du retour avec une pensée pour Jules car il y avait un petit poste qui jouait son chant fétiche.
La c’est pause café et muesli et écriture.

Demain les îles

Demain matin départ pour les îles Andamans. 2h de vol pour rejoindre Port Blair puis si tout va bien je serais récupérer à l’aéroport et conduit illico au port pour prendre un ferry qui me mènera sur la petite île de Havelock ou je jà vais passer au moins une semaine et y effectuer mon stage de plongée sous marine. D’ici là, je fais essayer de me trouver un nouveau masseur du jour, me poser au bord de la piscine dun hôtel plus chic que le mien et profiter de cette chaleur et ce beau temps au cas ou les nuages et orages annoncés par la météo se manifestent sur les îles.

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles

Juste pour dire que tout se passe super bien ici aux iles Andamans, mais que la connection est un peu difficile et surtout pas de WIFI pour télécharger directement de mon IPAD ou j’ai bien sur rédige pas mal d’articles et prepare des photos. Le tout sera donc mis en ligne le 20 décembre je pense quand j’aurais une petit halte a Bangalore. Sinon j’ai plonge toute cette semaine et c’était vraiment super mais plus fatiguant que je ne pensais. Beaucoup de poissons de toutes les formes et couleurs et donc maintenant c’est repos et je vais sans doute bouger d’ile en ile pour voir un peu plus de cet archipel de sable blanc, de l’eau translucide à une température de 28 degrés et beaucoup de corail mort mais ca c’est le réchauffement c’est très visible les effets sur l’environnement ici
L’arrivée sur les îles Andaman et sa capitale et unique aéroport Port Blair se déroula en douceur mais avec une procédure de délivrance de permis de séjour et une suite de formalités d’enregistrement sur des registres a chaque étape du parcours car am premiere escape ici est sur une des îles les plus touristiques de l’archipel à deux heures de ferry et portant le nom de Havelock. Ayant opté pour un package complet pour passer min brevet de plongée sous marine en mer avec hébergement, repas et transferts à permis de passer avec douceur de l’aéroport au port, puis au ferry et être livré tout cuit à ma hutte.
Une fois sur le ferry, nous nous installons sur le pont avec d’autres occidentaux, un couple de retraités irlandais qui étaient mes voisins sur l’avion ainsi qu’une prof finlandaise et un belge qui allaient au même ‘resort’ que moi. Un groupe d’indiens de Port Blair en route pour célébrer un mariage le soir même sur l’île de Havelock ont commencés à jouer paisiblement aux cartes avant de commencer à sortir les billets et se déchaîner sur des paris et faire circuler les billets de façon frénétique mais organisée, à l’indienne, et tout cela avec des éclats de rire et de l’excellente humeur. Deux heures plus tard arrivée sur Havelock avec de nouvelles formalités puis arrivée à un très beau ‘resort’ au nom peu charmant de ‘Island Vinnie’ qui s’est avéré être un des meilleurs de ce côté de l’île tant au niveau des prestations de plongée que la cuisine et lhebergement sans oublier le personnel charmant et les autres vacanciers assez sympathiques.

Cours PADI à Havelock

Le cours PADI open water de plongée a commencé ce lundi matin avec des videos de théorie et la prise en main du materiel. Demain ce sera la premiere sortie d’initiation qui sera suivie de 4 plongées d’apprentissage avant l’examen Jeudi. Les sorties se font le matin, l’après midi est libre … Il faut se reposer quand même.

Les plongées se succèdent à des profondeurs différentes sur des sites différents avec un temps de récupération imposé par des tables et l’ordinateur de plongée pour que notre corps ne soit pas en danger d’intoxication par l’azote. Dans le cas de plongées à la limite, un pallier de sécurité est imposé entre 5/6 mètres pour une durée de 3 minutes. Les pressions exercées sous l’eau sont assez fortes et même si le corps semble ne pas avoir trop de difficulté à s’habituer au milieu sous marin, c’est une fois de retour à la surface que l’on ressent les fatigues. L’effet du courant est également à prendre en compte car les cuisses seront mise a l’épreuve et se retrouvent un peu courbaturées. La descente initiale doit se faire à un rythme régulier pour faciliter l’ajustement de la pression des oreilles, faute de quoi cet équilibre est rendu plus rude et donc plus d’effort est requis et un mal d’oreille peu suivre une plongée ou vous avez eu à descendre par à coup. L’exercice de régulation de la pression se faisant en soufflant tout en se bouchant le nez, il peut, si répété trop souvent, augmenter l’ingestion de CO2 et provoquer des malaises. La fluidité est donc de mise sous l’eau, et le choix de partenaire s’avère donc également crucial. Sous l’eau il faut savoir prendre son temps et observer l’environnement et ne pas commencer à suivre les poissons ou être tenté par un parcours trop long. Le temps passe très très vite sous l’eau et le moindre effort brusque augmente la consommation d’air et réduit donc le stock contenu dans la bouteille et donc la durée de la plongée. Le pression s’exerce également sur la vessie qu’il ne faut pas hésiter à vider pour réduire la douleur que l’on ressent très rapidement. En profondeur ce n’est pas trop facile mais en se détendant ou y arrive. Ce qui ma fasciné le plus est l’équilibre que l’on arrive à trouver avec ses poumons car une fois rempli le corps s’élève et donc pour rejoindre le fond il suffit d’expirer. Lorsque l’on plonge une respiration douce permet de flotter et d’ajuster sa hauteur. Les poissons n’ont pas peur quand on se retrouve comme eux et certains sont même curieux, particulièrement les poissons clowns qui en petite famille sortent de leur anémone protectrice pour presque effleurer nos masques.
Lever au lever du soleil juste avant 5h j’ai pu tester mon appareil aquatique, trop cool. J’ai bien entendu pris un bain à l’aurore avant le départ pour mes deux premières plongées qui étaient consacrées à la pratique des exercices de base, de sécurité et d’urgence ainsi qu’un aperçu d’un récif de corail et de ses habitants divers et colorés, rouges, bleus, noir à point argenté, jaune à rayures bleues, poissons clown et perroquets, poissons lions. Deux plongées successives de 1 heure chacune avec une profondeur moyenne de 6 mètres et un pic à 11.
Une belle expérience, super agréable. Dès demain on devrait passer à un niveau supérieur avec l’exploration d’autres récifs sans doute plus profonds.
En fin de journée après une courte sieste digestive, barbotage suivis d’étirements et postures de yoga avec une réussite des postures du scorpion et du paon que j’ai reussi à tenir pour la première fois… Yeah

Nikon – oups l’écran LCD enfin les écrans

J’ai pu inauguré et utiliser mon nouveau petit appareil photo, le AW100 de Nikon qui est étanche à 10m. C’est un super appareil tant hors que sous l’eau avec de bons pré-réglages qui m’ont permis de faire de très beaux clichés.

En ce qui concerne mon appareil Reflex, également un Nikon modèle D90, j’ai voulu m’en servir sur le bateau vers l’île de Havelock car il y avait de belles photos à prendre dans le port. Quelle ne fut pas ma surprise quand l’écran LCD ne s’est pas allumé et donc aucune possibilité de visualiser les clichés pris et aussi aucun accès aux menus permettant tout de même quelques réglages. J’ai consulté le manuel, rien, puis sur internet j’ai vu que d’autres personnes ont eu le même soucis suite à un changement d’humidité. En forçant un peu j’ai à un moment essayé des ‘reset’ divers et l’écran a fonctionné quelques secondes avant de s’éteindre à nouveau. J’espère que la pression de l’avion et le retour sur la terre ferme va le remettre en marche mais sinon je devrait ‘cliquer’ à vue. La plupart des réglages sont possibles avec les molettes et boutons, ce sera un vrai apprentissage pour moi de l’utiliser ‘à l’ancienne’. J’espère que je vais quand même avoir de bons résultats. Je peux tout visionner et sur mon IPAD et utiliser le mode ‘auto’ pour chaque photo que je prendrais en manuel au cas ou… OUF, et puis, j’ai mon petit bijou le AW100.
Et bien la aussi après plus dune semaine parfaite et sans encombre, son écran LCD a lui aussi décidé de rendre l’âme. Ce qui est un peu nul car tout se fait sur le LCD sur cet appareil donc je ne peut absolument pas configurer l’appareil mais en mode vidéo tout fonctionne, l’écran s’allume et fonctionne, bizarre, bizarre…et il prends des photos mais bon je ne peut pas viser, qu’elle aubaine. Sur le D90 le mode vidéo ne fait pas réagir l’écran mais je ne sait pas si la capture se fait ou non, je vais faire des essais. Il y a pire vous me direz, j’avais perdu toutes mes cartes mémoires lors de mon voyage au Rajasthan et cela n’a pas retiré les images et les souvenirs de ma mémoire à moi. Donc ‘Who knows’ quelles photos je ramènerait mais en tout cas je vois de très belles choses, et je fait de mon mieux pour les capturer.

Coupé du monde, de mon monde – Pas vraiment….

Tous les jours de nouvelles rencontrent, des nouveaux regards, avec des locaux,bien sur mais aussi avec d’autres voyageurs, vacanciers, explorateurs. Ils sont quelques fois seuls mais souvent accompagnés, on échange des sourires, des politesses et des fois des adresses après un bon moment passé à echanger. Nous sommes souvent d’horizons divers et variés et de tranches d’âges un peu éloignés, mais nous partageons le plaisir du voyage, de la découverte. Des Israéliens qui prennent leur bol d’air après deux ans sous les drapeaux, certains sont superbes d’autres un peu moins, mais tous sont d’une extrême sympathie. Des anglais un peu rustre et ‘simple’ avec leurs accents pas très chic qui ont un avis sur tout et se sentent encore tres ‘colonisateurs’. Des nordiques aux voix rauques et graves et aux rires très très forts. Des helvetes, enfin un, beau comme un dieu grec et doux comme un agneau qui se balance et sautille sur sa corde d’équilibriste tendue entre deux arbres. Des français, toujours très chic ou hippie chic, les deux ne vont ensemble mais on les retrouvent par grappe dans des endroits ‘culturels’. Des allemands souvent yogi en recherche du meilleur muesli. Quelques italiens jamais seuls toujours en bande comme un plat de spaghetti et toujours à parler très fort, trop fort. Au final tous similaires et tous différents… Quelle banalité, que de stéréotypes, n’est ce pas. Oui et non, car dans nos quotidiens on se protège dans des individualités qui n’existent pas ou peu, et en vacances, en vadrouille on retrouve des similarités et des points communs et un ‘vivre ensemble’ courtois et plus sourriant, voir charmeur, une attitude que l’on ose à peine ‘à la maison’ n’ayant pas envie de se faire remarquer ou de paraître decallé. En vacances c’est ‘vive les couleurs’, nos habits se débrident on ose un nouveau style, on va au devant de soi, vers les autres et donc même seul on est toujours accompagné par un regard, un sourire, un repas ou meme juste un biscuit partagé.

Le temps est une réponse

Au fil des jours, le temps avance et agit en douceur sur mon esprit. Au début c’est un peu l’angoisse du départ, de la distance. Arrivé sur place c’est l’adaptation aux décalages, les changements de rythme, de climat. Le corps se mue, la peau brunit et se couvre de piqûres et sa gratte. En même temps on a encore un pied ici et un pied làs bas, en occident, à la maison. Je pense à mes proches, quelques emails, SMS et coups de fils rassurent de part et d’autre, puis au fil des jours au fil des nuits le temps agit. Je me détache doucement mais j’espère sûrement de mes routines, du quotidien des ‘autres’ mois de l’année. Les vacances c’est se laisser aller à bader, à regarder le temps passer et ce n’est qu’avec un peu de temps que l’on découvre ce temps précieux du détachement et du laisser aller. J’écris ceci, ce matin sur l’île de Neil, un cadre calme et serein ou la vie est douce, le doux son des vagues n’est pas très loin, les papillons, les oiseaux se baladent dans les airs, sur la plage, les Bernard l’ermite sortent de leur coquilles et se lancent dans un marathon entre deux marées, les crabes toujours ‘speed’ sortent de leur trou et font des billes de sable. Dans l’eau, les poissons mangent et se chahutent pas toujours très tendrement. Et moi, je commence à profiter du temps qui me sépare de mon quotidien et d’un grand détachement qui vient tout doucement. Il devrait être mon ancre qui a mon retour, pendant un certain temps me permettra de rester connecté a ces moments. Je pense que c’est vraiment utile de vivre ces instants et je souhaite à tout le monde de prendre le temps de s’échapper, de larguer les amarres, et de le faire pas juste un instant mais pendant un minimum de temps, car même si le temps c’est de l’argent, celui-ci n’a vraiment pas de prix.
J’ai craqué, je me suis acheté un hamac… Trop cool… Il va peut être encore me servir sur ce voyage mais en tout cas je le garde et j’essaye de l’accrocher des que je peut.
Ma dernière plongée a eu lieu ce jeudi 8 décembre sur l’épave d’un bateau à 16 mètres sous l’eau. Le vent était levé, les courants assez forts et j’ai eu quelques étourdissements quand j’étais au fond dus à de la fatigue et j’ai donc décidé de ne pas faire une deuxième plongée ce jour. De toute façon la deuxième plongée du jour avait lieu sur un récif ou nous étions descendus la veille donc aucun regret et j’ai pu me reposer au soleil. Une bonne sieste ma remis d’aplomb et j’ai enfourché mon vélo pour traverser l’île et me rendre à 15km sur la plage numéro 7 (tous les lieux sur ces îles portent des numéros et non des noms), une très belle plage ou j’ai pu admirer le coucher du soleil, les rouleaux de cette superbe plage de sable sans récif donc super agréable pour se baigner. J’ai également trouver un endroit pour résider à partir de samedi. En soirée j’ai passé mon examen PADI avec succès et j’ai décidé de ne pas faire mes 2 plongées ‘bonus’ prévues ce vendredi et de me reposer. Bonne intuition car le vent et les vagues étaient encore plus fort et donc en plus de la houle, il a du faire très frais en mer, j’étais donc bien mieux sur terre. Le rythme des plongées étant poussées au maximum des limites autorisées, le coup de fatigue que j’ai eu n’avait donc rien d’anormal et d’autres personnes se trouvaient également comme moi a vouloir se poser sur la terre ferme.
La pluie et les averses tropicales ont fait leur apparition ce qui rends le climat plus doux et plus agréable et avec le vent qui s’est également levé, l’air s’est bizarrement asséché. Le ciel à pris son look dramatiquement beau avec de très belles couleur et formations nuageuses. J’ai changé d’habitation en traversant l’île pour me rendre sur ‘la plus belle plage d’Asie’ qui porte le nom de Radhanagar ou No7. Cette plage est longue, large et sans récifs avec de beaux rouleaux et une petite hanse qui forme une lagune en bout de plage mais où les crocodiles sont fréquents et ils ont déjà goûtés le steak humain, il faut donc faire très attention et pas vraiment se baigner dans cette partie. L’autre beauté de cette plage est qu’il y a très peu d’hebergements ici et donc c’est quasi désert le matin et ne se remplit que sur la partie proche du parking pour le coucher du soleil. Deux nuits ici sont sans doute un bon moyen de me préparer aux deux îles qui sont sur mon itinéraire de la semaine à venir, qui sont d’après les guides encore plus calme que celle ci, le départ est prévu pour Long Island demain matin.

Neil Island

Ce matin je suis arrivé au port pour prendre le,bateau vers le nord et l’île de ‘long Island’ mais le bateau avait été annulé. Plutôt que de rester sur place et d’attendre un bateau dans les jours suivants, j’ai décidé de retirer cette étape de mon itinéraire et de me rendre directement à ‘Neil Island’ un peu plus au sud. Cette île à l’air très sympa, beaucoup plus calme que Havelock et pour l’instant les gens qui sont au même endroit que moi semblent super cool. La plage est un peu limite au niveau de l’accès à marée basse car l’endroit ou je suis est en plein sur le récif, par contre le coucher de soleil est superbe et il paraît que des vaches des mers viennent y brouter l’herbe marine qui est proche du bord à marée haute, ce sera la surprise demain matin. Je fais donc bon usage de mes chaussons de plage et il y a de beaux poissons tout prêt du bord.

Ici sur l’ille de Neil, Le sable est infesté de bêtes et insectes. Il s’agit de ‘sandflies’ ou mouches des sables qui sont comme de toutes petites mouches a peine visibles qui vous grignotent allegrement. Si vous vous allongez, le risque de se retrouver couvert de morsures est assez grand. Il faut donc passer son temps dans l’eau puis dans un hamac à bonne distance du sable. J’en ai subit les assauts et mes bras, mes mollets et mon dos sont donc boutonneux en plus des quelques piqûres de moustiques car ça il n’y en pas trop ici, c’était sur Havelock,qu’il y’en avait un peu plus…

Dernière journée à Neil Island

Cette dernière journée sur Neil Island à été très calme et agréable, nous sommes dimanche et donc le rythme déjà très doux de cette petite île fut encore plus relax. Petit déjeuner au centre ville, à même pas cinq minutes de ma dernière résidence ici. Un muesli à la noix de coco fraîchement râpée, de la papaye fraîche, des noix de cajou et des fruits ‘étoiles’ agrémentés d’un yaourt à la vanille ‘maison’ fut un vrai délice. Les jus de fruits frais, le café et tout cela en regardant les villageois et surtout les enfants doucement profiter de ce dimanche. Le petit temple dédié au frère de Ganesh et fils de Shiva, ‘Murgan’ se prépare pour une période de fête et s’est habillé de gerbes de bananiers. De la lecture, des petits sommes, une petite baignade, un repas avec Daniela, une hollandaise très cool qui était ma voisine dans ma première résidence sur cette île, et la rencontre de Lukas sur le chemin, à son retour de sa séance de plongée ou il a eu la chance de voir des serpents de mer et des tortues ont été mon petit parcours du jour. Quelques photos, une petite baignade, un petit texte avant que la nuit ne tombe, il est 17h et ce soir un passage par le temple pour regarder les festivités commencées avant de rejoindre un petit groupe de voyageurs rencontrés a mon arrivée sur Neil, pour dîner avant de rejoindre ma case et dormir prêt pour ma petite croisière de 2h demain matin.

Encore un peu de bruit avant le silence

Ce mercredi 21 décembre, je me réveille avec le cri du coq et quelques Klaxons qui s’intensifient de minute en minute au fur et à mesure que le soleil se lève sur Port Blair, il est 5 heures, le bruit résonne déjà et d’ici à peine 24 heures, je devrais être dans un havre de silence avec un arrière fond de chant d’oiseaux enfin c’est ce que je m’imagine mais c’est sans doute loin très loin de la réalité qui m’attends. Car quand on se tait, je crois que d’autres sons nous arrivent aux oreilles, ceux des gens qui nous entourent, de notre propre corps, des voix dans sa tête et tout cela, sans qu’un mot ait été prononcé. Ce soir à mon arrivé au petit village de Allur dans la banlieue ouest de Bangalore quelques kilomètres en retrait de la route qui mène à Mysore je vais faire vœux de silence pour 10 jours et commencer à prendre conscience des éléments et plus particulièrement de celui de l’air au travers de l’observation continue de la respiration, qui est le seul et unique exercice autorisé pendant cette cure. Je suppose que le cadre doit être calme et reposant même si sur les photos du site cela n’a pas l’air très folichon ou très beau, pas de sublime paysage aux alentours, mais bon, le but étant de travailler sur le sien de paysage c’est sans doute pas trop important l’environnement. À ces questions que je me pose, je ne pourrais répondre qu’à l’issue de l’exercice qui se terminera le 1er Janvier à 7 heures du matin. Pas de possibilité de communiquer, de lire ni décrire juste de respirer et penser, en attendant j’écoute les bruits de la ville qui se réveille et me remémore les sublimes paysages que j’ai pu voir sur les îles ces 15 derniers jours, les visages des gens que j’ai pu rencontrer, les insectes qui se sont nourrit de ma peau, les paroles que des proches ont pu me dire et qui restent imprimer dans mon esprit. Hier j’ai pris quelques derniers photos, les voici. Je ne peut que souhaiter à tous de bonnes fêtes de fin d’année et donc à l’année prochaine.
Une dernière chose, demain 22 décembre alors que je commencerais mon silence, le dédierais à Claude, qui aurait fêté ces 42 ans, si il ne nous avait pas quitté à la veille de ces 41. Je pense à lui tous les jours ou deux et bien sur aux autres qui sont egalement partis. Cela me fait réfléchir mais ne me rend pas triste.

Dernières nuits sur les iles – bientôt le WIFI pour charger les articles et photos

Je suis actuellement sur la petite ile de Neil ou le vent souffle mais moins qu’a la maison, j’ai vu qu’il y avait tempête sur la france. donc ici aussi mais c’est plus doux et le soleil me chauffe bien la peau et les mouches des sables m’attaquent et piquent bien plus que les moustiques…. ca gratte ca gratte… quelques soucis avec mes 2 appareils photos mais ils marchent meme si c’est sans le moniteur LCD… j’arrive quand même a faire de beaux cliches… lundi retour sur l’ile principale et la capitale des andamans Port Blair car Mardi c’est retour sur le continent indien et j’espère y trouver du WIFI avant le debut de ma retraite Vipassana qui commence mercredi

Andamans le depart – des changements de dernière minute

Jai donc quitté l’île de Neil ce matin avec Daniela, une hollandaise super cool. La mer était un peu agité, j’ai accroché mon hamac sur le pont du ferry ce qui a nettement diminué les effets de la houle. Arrivé à Port Blair nous avons trouvé un petit hôtel à deux pas de l’artère principale de cette petite ville mais tout de même au calme, ce qui n’est pas le cas de nos voisins de pallier indiens qui sont hyper bruyants mais bon nous sommes en Inde. Surprise lorsque j’allume mon IPhone, un SMS de la compagnie aérienne m’annonçant l’annulation de mon vol prévu demain et report au lendemain. Je vérifie mes emails, rien. J’appelle la hotline, 15 minutes à attendre et je raccroche. Je me décide donc à aller directement à l’aéroport car j’avaIs prevu un autre vol directement apres celui-ci. Heureusement avec la même compagnie mais il va falloir le changer car il était pris sur un autre dossier. Au final tout c’est bien passé et donc mon vol vers Bangalore à également été modifié, j’ai annulé ma nuit d’hôtel à Bangalore et prévenu le centre vipassana que j’arriverais un peu plus tard que prévu directement de l’aéroport. Me voici donc réorganisé mais avec une journée à Port Blair en plus… Je verrais bien ce que je vais bien pouvoir y faire ? Et passer pas mal de temps sur internet à faire des téléchargements de podcast et surfer un peu… Ah oui j’ai également changé d’hébergement histoire de m’occuper un peu et d’essayer peu être un endroit un peu moins bruyant mais bon c’est pas garanti.

Vipassana enfin NOT – une histoire d’une méditation abortée

Tout à commencé avec le fait que je souhaitais avancer par rapport à la formation que j’avais suivis l’an passé, et il me semblait bon, de m’intéresser un peu plus à la méditation car je souhaiterais pouvoir ajouter cette corde à mon arc ou tout du moins les techniques de yoga Nidra et de Pranayama. J’avais entendu parler des centres Vipassana de part et d’autres et toujours en bons termes, ces commentaires venant de personnes qui avaient fait les stages. Je m’étais un peu renseigner mais les infos sont assez vagues. Bien sur, il y a quelques mises en garde sur le net et j’en avais pris conscience mais pensais que les personnes déçues, l’étaient car elles n’avait pas l’expérience des techniques de respiration et donc de la douceur et de la subtilité des exercices et de résultats assez aléatoires, parfois doux et parfois plus violents mais dans ce cas très brefs. Bon je me suis donc décidé d’aller voir et j’avais consulté l’emploi du temps (12 heures par jour de 4h30 à 21h00), le code de conduite (pas d’alcool, de drogue, de sexe, de mensonges, de vol, le silence, pas d’écriture ni de lecture) et bon c’était un peu hardu mais ne me posait pas de soucis. Une fois sur place, l’accueil est un peu militaire et on se sent un peu emprisonné mais à l’air libre avec des séances obligatoires en groupe (3 heures par jour) et le reste que lon peut faire seul, mais il est conseillé de le faire dans le hall quand même. Le cadre n’était pas vraiment paradisiaque, dans un décor champêtre d’une petite bourgade de la banlieue de Bangalore. Un des hic était qu’il y avait fête au village car les prêtres locaux partaient en pèlerinage et c’était la célébration avant le départ avec des chants, de la musique à tue tête de l’aube à la nuit tombée, mais bien que cela a pu être dérangeant cela était également un lien vers l’extérieur et de la musique et de la joie de vivre. Le logement était en dortoir mais assez confort avec des cloisons en dur entre chaque lit, ce qui donnait un bon petit espace privatif que j’ai bien sur décoré avec mes paréos de voyage (ça avait également été le cas lors de mon séjour un peu cloisonné à Dubaï), les voisins étaient divers et variés avec quelques bons ronfleurs, ce qui a été un peu énervant à certains moments. Au total nous devions être 80 personnes, 50/50 hommes et femmes et plus de 90% d’indiens de castes et origines diverses (l’habit ne fait nécessairement pas le moine, mais il fait un peu l’indien même dans un lunghi, la façon de le porter peut être chic ou très très négligé), nous n’étions que 4 hommes occidentaux. Les repas étaient de bonne qualité, le petit déjeuner et déjeuner très copieux à 6h30 et 11h et un snack de riz soufflé nature avec un fruit a 17h. C’était tout à fait suffisant et permettait de ne pas être ballonné c’est le moins que l’on puisse dire. Les séances de méditation se déroulaient dans un grand hall avec des coussins, chacun le sien avec son numéro, ainsi que des chaises et quelques coussins supplémentaires, mais comme tout le monde en voulait, il y avait rupture de stock. En ce qui concernait les séances dites libre, le maître et la maîtresse de cérémonie organisaient des ‘interview surprise’ et donc même si on pouvait rester dans son lit c’était préférable d’être dans le hall, nous n’étions pas beaucoup à sécher le hall mais j’ai fait partie de ce groupe dès la première opportunité pour prendre l’air, me détendre les jambes et les genoux et sourire. L’exercice de ‘méditation’ consistait tout bonnement à prendre conscience de sa respiration au niveau du nez et seulement du nez, puis de réduire sa concentration sur les sensations de l’air sur le nez puis de réduire encore à l’entrée des narines et le dessus des lèvres puis je ne sais pas car le maître de cérémonie ma dit que j’allais rater le meilleur qui commençait ce matin, dommage. Je crois quil sagissait de prendre conscience des sensations que lon a de part son corps et dimaginer les molecules et atomes qui nous constitue. L’autre chose qui ma beaucoup choqué est que toutes les autres techniques de méditions étaient jugées mauvaises, y compris toutes les formes de religion ou de spiritualité qui sont denigrées dans le discours vidéo du patron de cette technique qu’il décrit comme étant ‘scientifique’ et en descendance directe du bouddha. Mr. Goenka grand guru et inventeur de cette technique que le bouddha lui aurait transmis on ne sait comment s’exprime en hindi et en anglais sur cassette audio et DVD mais utilise également un dialecte qu’il appele le ‘pallé’ (phonétique) pour chanter des mantras divers et définir des étapes ‘importantes’ de sa méthode, enfin celle de bouddha dans cette langue du bouddha. Les interview consistent a repeter a nouveau la leçon du jour. Autre chose troublante est le fait que cette technique serait la clef vers l’illumination et que sans, et bien c’est foutu, pas de bras, pas de chocolat comme dirait certains. Chacune des interventions est ultra repetitive, c’est pas trop difficile il suffit de presser PLAY, et se termine par la phrase ULTIME…. ‘you are bound to ne sucessfull, bound to be successfull’. Cela ressemble à de l’endoctrinement ou de l’hypnose de masse… Je crois que c’est ce cetait.
Au final je ne doute absolument pas que à force de presser le citron il sorte du jus, ou que à force de boire de l’alcool on se retrouve saoul, et que si on y croit et que l’on se jette dans le bain 12 heures par jours pendant 10 jours, de façon assidue, l’esprit va se concentrer, il ne manquerait plus qu’il divague le salaud. Ceci explque pourquoi les gens qui completent, y crois et qui pourrait leur reprocher. Ce qui est peu limite est dentendre et peut etre de croire que la technique Vipassana vous apporte la clef pour le paradis, la paix de l’esprit et laneantissement des idées néfastes. Mr Goenka utilise de très belles images, enfin pas vraiment et essaye de faire rire l’assemblée en arrivant illico presto à la conclusion qu’il est porteur du ‘bonheur’, les plus crédules ayant le sourire aux lèvres grâce à la ‘JOKE’, doivent y croire, vous ne pensez pas ?
Allez un example : ‘vous regarder une belle femme, et vous regarder ces cheveux et lui dites qu’ils sont beaux et soyeux, mais si il en tombe un dans la soupe, ce cheveux perd de sa beauté….. (oui il faut rire), et de même pour un ongle bien vernis et un bout d’ongle coupé…. ah oui dans la soupe et oui il faut a nouveau rire. Une autre histoire est que nous vieillissons et que nous perdons notre belle tête de bébé en vieillissant, de même que le fleuve dans lequel un hindou fait ses ablutions n’est jamais le même car l’eau qui y coule le fait constamment changer…. Que le temps avance et que nous mourrons tous un jour, que nos esprits sont torturés et pleins de soucis et c’est à ce moment que je me suis dit STOP…. In the name of LOVE (oui des chansons me venaient souvent à l’esprit, Boney M, Madonna, des mantras hindous surtout celui de Ganseh et de Gayatri et les Beattles). Il fallait que je j’écoute mon instinct et que je pourvuive mon chemin, celui de vivre, de faire du yoga et pas de passer ces 7 jours de plus enfermé dans ce centre à m’enfermer sur moi même. Oui car le silence, il n’est que pour les ‘meditateurs, , pour ce qui est du personnel, des maîtres de cérémonie, ils tchatchent sans cesse dès les séances finies et sans vouloir analyser plus que cela, je crois que le seul but est d’empêcher la moindre contestation, refuser le dialogue et surtout empêcher les élèves de partager leurs expériences, ce qui serait peut être néfaste à cette technique mais tellement bénéfique à la méditation et le travail sur soi, vous ne pensez pas ?
L’autre chose est que mes genoux me faisaient mal, j’avoue j’ai aussi craqué à cause de mes genoux…. Car je ne vois pas en quoi se forcer à une posture 12 heures par jour sans rien de prevu pour se préparer, se détendre, surtout pas, car l’excercice physique est proscris tout comme le yoga. Cela ne m’as pas empêché d’en faire un peu quand même. En ce qui concerne les fameuses seances de meditation, j’ai réussi à tenir sans bouger pendant plus d’une heure et ce, à deux reprises et une demi heure deux ou trois fois, j’ai même fait des excercices de Pranayama lors de ma dernière séance et j’ai eu de très belles sensations surtout en chantant le OM et le mantra de Gayatri dans ma tête, ça m’a fait sourire et ma donner du baume au coeur en plus des sensations liés à la respiration et la concentration que cela procure quand c’est fait de façon si intense.
Pour le final, j’ai donc écrit un petit mot pour le manager du centre l’informant de mon départ comme suit ‘I am sorry, but I will be leaving the center today at 8:15 after all the meditators have entered the hall so that it will not disturb anyone. Could you please have my belongings ready for my collection so that my departure can be smooth and easy. Wishing you all the best. OM Shanti’ et bien le manager ma demandé daller chercher l’autorisation du maître des lieux, ce que je suis allé faire. Il a essayé de me persuader de rester mais je sais être ferme.. Le bouquet est qu’il m’a demandé ce que signifiait Shanti!!! Je lui ai répondu ‘it means PEACE’, j’aurais pu ajouter ‘thank you, goodnight’ mais c’était le matin et je ne voulais pas plagier Madonna en ce lieu.
Une fois sortis, que du bonheur, j’ai eu un bus de suite et arrive au centre de Bangalore j’ai eu un billet de train pour un départ ASAP vers le Tamil Nadu et la ville de Vellore une bonne ville pour commencer cette nouvelle partie de mon aventure. C’est clair que le billet ne me donne pas de place assise numérotée mais je me suis trouvé une place sur la banquette du dessus et ça va durer 4 heures 30…. Joyeux Noël.

Vipassana très peu pour moi

OK me voila sorti de mon silence, mais ce n’etait vraiment pas ma tasse de the, pas la partie silence, mais le discours a deux balles et la video du GuruGI qui etait un peu a la limite du suppportable. Un peu trop de poudre de perlinpinpin et oui en effet, rester assis 12 heures par jour a observer son souffle ne peut que procurer un effet il n’y rien de miraculeux ou de ‘scientifique’ a cela et j’ai ecoute mon instinct et me suis dit que j’avais mieux a faire. Cela a ete une occasion pour moi de pratiquer des excercices de respiration de facon plus intense qu’a mon habitude et de reussir a ne pas bouger pendant un peu plus d’une heure, et d’avoir de bonnes sensations mais c’est pas vraiment exceptionnel et ca m’a suffit. En plus leur systeme semble un peu ‘limite’ en beaucoups de points et j’arrive en moins de temps et avec plus de diversite d’activites a de bons resultats… VIVA Yoga. Je vais prendre un peu de temps pour ecrire en plus de detail au sujet de cette experience mais comme je viens tout juste d’en sortir et que mon IPAD doit recharcher sa batterie… mais bon je suis arrive ce matin au centre de Bangtalore et j’ai un billet de train pour Vellore dans 4 heures et le trajet dure 4h30. Je pourrai alors apres une nuit ou deux sur place et la visite de la ville aller facilement sur Kanchipuram puis Tiruvanmalai et donc reprendre mon parcours et une activite touristique normale.

Ah oui, un tres joyeux Noel à moi, à toi et à tous les autres.

Vellore – 01 – Sur la route des temples du tamil nadu

Je me retrouve donc à Vellore, ville assez bof mais bon elle est bien placée pour que je commence avec ma route des temples. Je ne pense pas aller à Kanchipuram de suite, mais garder cela pour une visite à la fin de mon voyage car c’est assez proche de Chennai et Mahalipuram, et je ne veut pas faire des aller-retour dans tous les sens et préfère descendre vers Tiruvanmalai à 2/3 heures de bus, plein sud d’ici. Il est 4h et oui j’ai gardé le rythme du centre vipassana et c’est pas un mal car les temples ouvrent ici vers 6h, j’aime la lumiere du lever du soleil et l’ambiance des gens qui se levent le matin et il fait frais, donc c’est parfait pour visiter… Sur la route principale à deux pas de mon hôtel, un jeune à vélo me propose de prends sur son porte bagage pour me déposer un km plus loin, à l’entrée du fort et en face du marché qui est une vraie fourmilliere avant le lever du soleil. Je vais donc avec grand plaisir me noyer dans le flots incessant des porteurs et livreurs de légumes frais qui viennent chercher les cargaisons pour approvisionner restaurants, boutiques et vendeurs de rue, c’est le Rungis local en plein air et moi je prends mon pied… En effet très peu de touristes ne se promène à 5h du matin et encore moins dans un marché de gros et donc l’ensemble des vendeurs, porteurs et patrons souhaitent me parler, se faire tirer le portrait et échanger de francs sourires. L’écran LCD de mon appareil reflex D90 s’étant remis à fonctionné hier dans le train, je peut jouer avec les réglages car à cette heure il n’y a pas beaucoup de lumière et sans le LCD je craint que la plupart des clichés auraient été mauvais. Après plus d’une heure à errer dans les allées de ce marché entre humains et vaches en quête d’un repas gratuit, le soleil se lève, je traverse l’avenue et je rentre dans le fort qui n’a plus que les remparts et abrite deux musees, des administrations, lecole de police, un parc et un temple ou je me rends et decouvre que la principale deité est Shiva sous sa forme de ‘Nataraja’, le danseur cosmique, je ne m’attendais pas à cela et cest une belle surprise. Je me joint pendant un petit moment à une large famille dont les membres chantent et jouent du tambourin et je passe un très bon moment en leur compagnie. J’aurais du accepter le riz qu’ils me proposaient mais au final cela me permet d’aller prendre mon petit déjeuner, des beignets de riz accompagnés de sauces diverses (coco, menthe et tomate) et d’un bouillon de légume, traditionnel en inde du sud et que l’on appelle Idli. Il ne me restait plus qu’a rentrer à mon hôtel pour remballer mes affaires et prendre le bus pour Tiruvanamalai ma prochaine destination, car le temple en or ne me tentait pas car je n’aime pas trop les nouveaux temples, et en or, encore moins.

Du vocabulaire essentiel

J’ai repris l’ensemble de ces définitions de Wikipédia. Elles devraient permettre de mieux comprendre la terminologie thématique locale.

<b>Ashram</b> ou āshrama – un mot sanskrit – étaient des ermitages retirés dans la nature, dans la forêt ou la montagne, où les sages vivaient dans la paix et la tranquillité, loin de l’agitation du monde. Si le lieu servait à la pénitence, il était aussi utilisé pour l’éducation. En effet, le même mot est employé pour un lieu dirigé par un guru où des élèves, petits et grands, séjournent pour suivre les enseignements d’un maître.

<b>Dharsan</b> ou darshana (du sanscrit दर्शन, « vue, vision ») est un terme religieux de l’Inde qui signifie « vision du divin » ou « être en présence de la divinité ».

<b>Mantras</b>, ce terme sanskrit signifie arme ou outil de l’esprit (manas) et le suffixe -tra, par lui-même, signifie protection, d’où la définition usuelle de protection de l’esprit.

<b>Pūjā</b> (prononcer poudja, devanāgarī: पूजा) est une cérémonie d’offrande et d’adoration de la divinité.

<b>Sādhu</b> (du sanskrit साधु sādhu, « homme de bien, saint homme ») est, en Inde, celui qui a renoncé à la société pour se consacrer au but de toute vie, selon l’hindouisme, qui est la moksha, la libération de l’illusion (māyā), l’arrêt du cycle des renaissances et la dissolution dans le divin, la fusion avec la conscience cosmique. En tant que renonçants, ils coupent tout lien avec leur famille, ne possèdent rien ou peu de choses, s’habillent d’un longhi, d’une tunique, de couleur safran pour les shivaïtes, jaune ou blanche pour les vishnouites, symbolisant la sainteté, et parfois de quelques colliers. Ils n’ont pas de toit et passent leur vie à se déplacer sur les routes de l’Inde et du Népal, se nourrissant des dons des dévots.

<b>Satsang</b> (sanskrit Sat = vérité, réalité et être. Sanga =compagnie, assemblée, rassembler.), “être en compagnie de la vérité”, et par extension “compagnie des sages” ou “compagnie de la vérité qui est en soi” ou “rassembler le vrai en soi”.

<b>Shakti</b> ou śakti (devanāgarī : शक्ति) est un terme sanskrit qui signifie « pouvoir », « puissance », force1. C’est également le nom de l’épouse d’Indra, dieu d’un paradis-univers (loka) chez les hindous.

Par extension, la shakti désigne l’énergie dynamique féminine, ou principe actif, des divinités du panthéon indien, le principe mâle devenant passif dans son rôle de semence ou d’essence. Ceci est à mettre en corrélation avec la dualité Puruṣa/Prakriti de la philosophie du Sāṃkhya.

Dans le tantrisme, la shakti est identifiée à la Kuṇḍalinī, déesse-serpent existant dans le corps de chaque être humain à la base du sacrum, et dont l’éveil prélude à la délivrance, moksha, par son union à Shiva à la pointe du crâne. Dans ce contexte, certaines Upaniṣad la décrivent comme parèdre de Shiva.

<b>Veda</b> (devanāgarī : वेद – sanskrit : « vision » et « connaissance ») est une « connaissance révélée » transmise oralement de brahmane à brahmane au sein du védisme, du brahmanisme, et de l’hindouisme jusqu’à nos jours. Cette connaissance, aujourd’hui rassemblée en un ensemble de textes, aurait été révélée (par l’audition, Shruti) aux sages indiens nommés Rishi. Les hindous pensent que le Véda est éternel et singulier.

Tiruvanamalai – C’est envoûtant

Tout est rouge à Tiruvanamalai, ville du ‘lingam de feu’, le symbole phallique de Shiva dans sa représentation solaire du feu. Il brule dans le temple immense du centre ville, et toutes les pleines lunes il y fête au village et surtout sur la montagne adjacente ‘Arunachala’, ou un feu est allumé au sommet. Le temple est assez impressionnant surtout car les fidèles sont quasiment tous de rouge vêtus, il est grand, il y’a des bougies, il y a deux queues pour accéder au sanctuaire, une à 2 roupies et l’autre en ‘express’ à 20 roupies, j’ai payé les 20 roupies et j’ai vu le feu, enfin une effigie de shiva entourée de chandelles et de flammes. C’était beau mais je m’attendais à quelque chose de plus impressionnant…. Peut être que je serais encore la pour la prochaine pleine lune le 8 janvier ? En effet c’est quand même une ville assez envoûtante surtout quand on descend vers la zone des ashrams ou les sadhus et les ‘occident-hindous’ ont pris résidence. On retrouve un coin plus reposant et calme avec des restos, cafés zen destinés aux touristes avec du wifi high speed, c’est assez sympa, pratique et un havre d’occidentalité qui ne fait pas de mal. L’ashram principal est celui de Sri Ramana Maharsi, dédié à un homme sain du nom de naissance de Venkataraman. Il est un des maîtres de l’Advaita Vedānta né le 30 décembre 1879 et mort le 14 avril 1950. Son enseignement est essentiellement centré sur le Soi et la question “Qui suis-je ?”. Il est considéré comme l’un des grands maîtres traditionnels de cette école philosophique du Vedānta. Le lieu est très beau, propre, est constitué d’un temple de Shiva et d’une salle en l’homage du saint homme ou des lectures, prières, chants font partie d’un programme quotidien. Les prêtres chantent également les vedas lors du puja du soir qui précéde un dialogue des hommes et des femmes chantant les textes du saint homme… C’est envoûtant, c’est touchant, c’est beau tout simplement. Il y a également des séances de satsang avec des divinités vivantes hommes et femmes. Je me suis rendu le matin a celui qui a lieu au ‘sri siva sakthi ashram’ ou Ammaiyar, la silencieuse, fait grace de sa presence, de son regard, de son sourire de 10h à 10h15, pas de paroles juste sa présence. Il faut arriver en avance pour avoir de la place, une expérience à vivre, c’est troublant, plein de douceur et d’amour. J’ai également trouvé un prof de yoga espagnol et j’ai donc commencé un cours le matin à 7h. Sur la route un sadhu fort sympathique, très charmeur et assez coquin, à accompagné mon chemin sur la route hier avant que je ne me sépare de sa compagnie qui commençait à devenir un peu gênante mais une belle expérience. Je prends donc un rythme sympa, reposant et revigorant malgré le fait que j’en suis à ma troisième résidence ici, la première étant sale, la deuxième bruyante et la troisième à l’air sympa je m’y installe tout à l’heure. Encore quelques jours ici à profiter de ce bel endroit et cette belle ambiance entre Inde et occident aux couleurs locales.

Gingee – Fortifications dans la montagne

Ce matin destination Gingee a 37 km pour y voir ce qui est décris dans les guides comme un décor sortit du seigneur des anneaux. En effet trois châteaux forts avec remparts disposés en triangle, au sommet des trois sommets à la périphérie de la ville de Gingee, un petit cours d’eau à son pied ou les locaux font leur défection matinale ce qui donne de l’engrais pour les nénuphars qui sont abondants. J’ai gravit une des collines et admiré la vue, mais je ne me sentais pas trop de monter en haut de la plus haute car au final, les restes archéologiques sont vraiment que des restes mais ce fut une belle excursion du matin et j’ai même été pris en camion-stop pour une partie du chemin de retour et eut de sympathiques échanges dans le bus de la deuxième partie du retour. Je dois maintenant poursuivre des achats de spiruline et autres produits ‘mega food’ provenant de Auroville et qui sont meilleur marché qua Paris pour compléter le colis que je vais faire partir avec des tissus que j’ai acheté et fait ourleté hier. Dans les prochains jours je vais retourner voir Ammayair et assister aux chants de l’Ashram et me la couler douce avant de reprendre la route sans doute dimanche. Sinon, le cyclone Thane est censé tougher la cote a 100km dici dans les prochaines here’s, Le vent se lève et des pluies douces ont fait leur apparition.

Une journée humide

Ce vendredi, les bords du cyclone Thane ont touchés la région et plus particulièrement la côte et les villes de Chennai et de Pondicherry. Ici, à Tiruvannamalai, la pluie a commencé la nuit derniere et s’est poursuivie toute la journée, elle est soutenue mais pas diluvienne. Compte tenu que les chemins sont moitié terre et moitié bitume et ce, de facon cahotique, et que l’évacuation par un systeme d’égouts est quasi inexistant, de petites rivieres et lacs se sont formés rapidement un peu partout et la terre est devenue de la boue qui se mélange avec la bouse de vache qui est une denrée abondante. Heuresement il fait doux et donc il suffit de mettre un short, de ne pas avoir peur de marcher dans l’eau, la boue et le reste, et se protéger le haut du corps de la pluie, j’ai du quand meme acheté un parapluie c’est plus simple et complète la housse étanche de mon sac à dos qui me couvre les épaules et le dos. A l’ashram, la pluie avait réduit le nombre de fidèles alors que c’est l’anniversaire de Sri Ramana Maharsi et que des pujas particuliers ont eu lieu. Cet anniversaire est celui de notre calendrier, au calendrier Tamul ce sera le 8 janvier d’après ce que j’ai compris, et cela tombe pour la pleine lune, la ferveur devrait donc être à son apogée. Pour ma part j’ai payé pour 2 nuits de plus, je serais donc encore ici jusque mardi matin au moins. Ce matin 31 décembre, la pluie s’est arrêtée et j’ai un rendez vous chez un masseur tibétain pour un soin, ce sera j’espère une expérience intéressante.

Petite forme

Avec les changements de climat dus au passage du cyclone, j’ai attrapé froid en plus d’un petit bug au bide ce qui n’est pas trop étonnant ici. Je me repose, je traite et j’ai repoussé mon départ de Tiruvannamalai pour ne reprendre la route qu’une fois bien rétabli d’ici 24/48hrs car ça commence déjà à allez mieux. Sinon RAS, le temps est revenu au beau fixe avec une bonne chaleur proche des 30/35 degrés. J’ai pu retourné à la session avec Ammaiyar ça matin car je n’y étais pas allé hier car j’étais alité et waou qu’elle énergie cette femme à, son regard ma littéralement transpercé, il faut vraiment le voir pour le croire. J’ai gravit une partie de la montagne le 31 comme le montre les photos que j’ai publié hier et c’était vraiment une très agréable balade avec de très beaux paysages et surtout le panorama sur la ville et le temple

Tiruvannamalai le départ annoncé

Mon séjour ici d’un peu plus d’une semaine m’aura drainé, c’est peut être bizarre à dire mais il y a une très forte attirance ici et je ne suis pas sur quelle soit des meilleures auspices. C’est vrai que j’ai eu ce problème digestif ainsi que respiratoire mais l’ambiance est peu trop pesante de spiritualité surtout celle des occidentaux qui sont plus hindous que les hindous, de mendicité et personnes en sales etats un peu partout et de la saleté. Je suis donc content d’être suffisamment en forme pour quitter ce haut lieu de pèlerinage et poursuivre ma route qui va me conduire à Chidambaram, ou Shiva à battu la déesse Kalli dans un concours de danse. Un endroit tout aussi important dans le pèlerinage hindouiste mais j’espère plus léger et revigorant en énergies.

Chidambaram – Shiva Chante et danse

Une journée très chargée avec près de 5 heures de car pour aller de Tiruvannamalai à Chidambaram avec un changement express à Pondicherry. Sur place, j’ai trouvé une chambre quelconque voir un peu sale mais pas cher et dans une rue très clame. Il faisait par contre une chaleur à crever avec un bon 35 à l’ombre, en cherchant un resto, je suis passé devant le temple et des pretres tiraient des chars sur lesquels etaient des déités qui partaient faire un tour en ville. Après un déjeuner léger, je me suis couché sous le ventilo en attendant la fin de l’après midi. Passé 16h, j’ai pu retourner dehors et visiter un peu cette petite ville et surtout son merveilleux et immense temple ou plutôt complexe de temples. Bien que dédié au Shiva dansant, ce qui ma le plus impressionné est une chapelle toute proche de la principale ou un vishnu recouvert de brillants est couché. Sinon un très bel espace avec une bonne energie, de superbes fresques, cours intérieures et ornements ainsi qu’un bassin immense. Demain départ vers Kumbakonam ou il y a plus de temples à visiter, ou la ville est plus grande et les alentours proposent également des sites classés avec entre autre Shiva, roi des serpents, un grand temple de Vishnu ‘seigneur des instruments de musique’, le plus grand temple de shiva de l’inde ou le lingam aurait été fabriqué par Shiva lui meme, un bassin alimenté par le Gange enfin de façon virtuelle car c’est un peu loin sinon et plein d’autres choses à voir et découvrir.

Kumbakonam – Un peu besoin d’air

Une autre journée, une nouvelle destination… Kumbakonam, ville moyenne, pas trop sale voir assez propre, le soleil est couvert et ça fait du bien. Le matin, visite de 3 temples dont celui de Vishnu, qui était sublime avec un superbe Vishnu allongé ainsi que les chevaux en bois utilisés pour les sorties en ville, un très vieux temple ou il faisait très chaud et les sculptures des tours extérieures sont tres dénudés voir erotiques. Puis deux autres temples dont un très beau de Shiva ou un éléphant pas attaché mais très docile accueille les visiteurs. Cet après midi ce sera le temple de Shiva roi des serpents puis le bassin sacré ayant un lien secret avec le Gange. Sinon côté humeur je commence à avoir hâte de retrouver un peu de confort et de calme et peu de farniente, mais bon je visite, je visite, plus qu’une dizaine de jours et je serais à nouveau près de l’océan voir même à la plage… Je suis sur que les villes qui vont suivre, tout comme celles que j’ai vu pour l’instant me laisseront un bon souvenir, c’est juste que ça devient des fois,un peu lassant de faire ces visites tout seul, c’est tout. J’aurais du pousser avec une journée de plus ici à Kumbakonam pour me faire 2/3 villages et temples aux alentours mais je vais zapper pour passer à la prochaine ville qui est Thanjavur.

Thanjavur – Vieilles pierres de toute beauté

Une petite erreur de parcours ce matin ma laissé à l’extérieur de cette ancienne ville royale, à la nouvelle station de bus. Mon programme avait été d’arriver au centre mais bon, j’ai pris cela comme un signe et j’ai pris une chambre sur place… Au moins comme cela je serais sur place pour mon bus de demain matin et je n’aurais pas à faire les 5 km qui me sépare du centre. Le petit déjeuner de l’hôtel pour voyageurs 100% indiens était un peu degeu, je rêve d’oeufs au plat, de toasts, d’une salade de fruit ou du muesli, demain ou après demain avec de la chance. Le ventre plein, direction le centre ville et le temple très ancien, fait de grés ce qui change un peu des versions très colorés de peintures et plus kitsch des autres temples visités à ce jour. Un immense Shiva lingam est la pièce maîtresse du lieu, protégé par son tout aussi immense Nandi. Le palais est un peu plus loin et un peu plus bof sans grand intérêt architectural ou tout de moins je ne l’ai pas vu, par contre une très belle collection de sculptures de bronze en remplisse certaines salles avec surtout de sublimes Shiva dansant et deux magnifiques bouddha en pierre. En ce qui concerne la ville, RAS, pas de boutiques particulièrement intéressantes ou de marchés spectaculaire. Donc retour à l’hôtel pour un repos et mater un peu la TV dans la chambre aéré, propre mais bruyante, je m’y fait. Demain c’est Tiruchirapalli, une ville mythique avec un rocher qui domine la ville et qui serait le plus vieux rocher au monde.

Trichy – des temples et une piscine

Ce matin je m’étais décidé de casser la tirelire te me payer un hôtel avec piscine. D’une part j’avais trop envie de me poser un peu dans un hôtel un peu confort et ce depuis quelques jours mais surtout que c’était un peu la première ville ou je séjournais ou ce genre d’hôtels étaient dispo. J’écris donc ces quelques lignes au bord de la piscine et je me sens bien. J’ai passé ma matinée à courir les visites comme à mon habitude et ce midi me voici devant le buffet d’un groupe d’indiens en séminaire. Mais quel pied, en plus du petit déjeuner avec omelette, toast, j’en avait rêver. Je pense d’ailleurs me faire le même plaisir les jours à venir à Madurai. Sinon cette ville de Trichy n’est pas déplaisante, un complexe de temples en haut de la colline et surplombant la vieille ville, et un très grand complexe de temple dédié à Vishnu et très strict en ce qui concerne les non hindous, c’est d’ailleurs le premier temple qui me refuse l’accès malgré mon côté très pieu et respectueux, mais bon rien de bien grave et la queue pour voir le Vishnu était super longue même en payant 250 roupies pour l’accès express l’attente avait l’air longue, donc pas de regrets de m’être fait refoulé à ce moment. Donc après midi piscine et wifi au bord de l’eau et demain, un nouveau bus une nouvelle route, une nouvelle ville, celle de Madurai qui sera sans doute la dernière avant de passer au Kerala ou la la j’ai hâte des cocotiers, bananiers et de la plage

Les bus ne s’arrêtent jamais et rebondissent toujours

Ce petit périple de pèlerinage de villes sacrées, aura été un bon moyen de découvrir la joie du transport en bus dans cet état du Tamil Nadu. Tout d’abord c’est ultra pratique avec des bus qui partent pour quasiment toutes les destinations proches et moins proches toutes les 15 minutes et à des prix défiant toute concurrence, approximativement 1 euros pour une distance de 50 kilomètres. En ce qui concerne la vitesse, c’est un peu effrayant car pour aller de grande ville à grande ville, il s’agit de bus Express qui sont tenus à un horaire, ils vont donc au maximum de leur possibilités à haut renfort de Klaxon, de bruits divers et surtout d’un maximum de mouvements dans tous les sens et surtout de sacrés rebondissements, un peu comme des trous d’air en avion mais la quand ça retombe c’est dur, bien dur… L’important étant d’arriver à bon port et surtout pour moi de partir quand ça me chante et c’est souvent juste avant l’aube vers 6 heures du matin, ce qui me permet de voyager à la fraîche, de me trouver un hébergement rapidement car aussi à la fraîche et souvent proche de la gare routière, donc pas de galère de rickshaw a gerer, tout peut se faire a pied. C’est aussi idéal pour visiter la ville au petit matin juste avant l’ouverture de toute les échoppes et donc d’éviter les harcèlements.

Madurai manque de charme

Et bien voici qui termine mon périple au pays sacré du Tamil Nadu et ma conclusion est que hormis de beaux temples, les villes n’ont rien de charmant, aucun où très peu d’intérêt à déambuler dans des bazars ou des zones marchandes pour y faire des achats… Aucun charme tout simplement. C’est donc sans regret que je quitte cet état bien plus tôt qu’initialement prévu même si je fais une halte une peu forcée à Madurai car j’attends le train qui doit m’emmener de l’autre côté de la montagne au Kerala. Je vais essayer de trouver les marchés aux fleurs et aux légumes demain matin pour m’égayer un peu, ils ont l’air très proche de l’hôtel un peu luxe que je me suis trouvé ici.

Madurai – shopping

Ce matin je suis parti après l’aube pour découvrir les marchés aux fleurs et celui des fruits et légumes. Ils ne sont pas trop loin de l’hôtel ou je suis au nord de la ville et ont été re-localisés un peu en périphérie il y a quelques années car ils étaient au préalable au centre proche du temple et formaient un véritable Bazaar. Maintenant c’est un peu aseptisé et sans doute plus efficace pour les livraisons mais nettement moins charmant. Comme je suis arrivé tard, les fleurs étaient presque toutes parties mais bon, pour les fruits et légumes l’activité battait son plein et j’ai donc pu prendre un peu mon pied mais bon sans plus. Après mon petit déjeuner puis un peu de bain de soleil et de piscine à l’hôtel, je suis retourné au centre et j’ai trouvé un magasin de tissus pas trop mal et j’ai pu trouver mon bonheur pour les confections que je vais faire faire au Kerala (chemises, pantalons et shorts), ça me fait un bon poids de tissus à porter jusque la. Sinon je cherchais des Dhotties et pas grand chose mais je me suis rabattu sur des tshirts et une belle chemise. J’ai également découvert sur une des entrées du temple (porte est) les restes d’un Bazaar avec des couturiers de partout, des boutiques de bric et de broc… J’y rétournerais sans doute demain y faire quelques clichés une fois que j’aurais porter mon nouveau colis à la poste.

Varkala, Shivaratri – fête annuelle en l’honneur de Shiva

Ce lundi c’était Shivaratri, après une nuit passée à observer le ciel pour l’apparition de Shiva dans les étoiles, les hindous se rendent en famille au temple de Shiva le plus proche pour rendre hommage à cette divinité. Le matin, l’ambiance ressemble à celle d’une petite fête foraine avec des stands parsemés autours du temple vendant des objets divers et variés mais principalement destinés aux femmes et enfants. En fin de journée, les stands ont été démontés et la place à été faite tout autours du temple pour que les éléphants de parade puissent ouvrir le bal, ils sont suivis de la TOUR de Shiva, haute de 10/15 mètres érigée pour l’occasion, faite de bois et parée de tissus et effigie de la divinité. Les hommes commencent à se chauffer et à faire bouger la tour avant de se gonfler les muscles et se lancer pour la soulever et la portée à bout de bras pour faire trois tours du temple. C’est un spectacle émouvant de part la ferveur des hommes porteurs de la structure et des femmes et enfants qui regardent avec émerveillement le spectacle des toits des maisons alentours en plus de la cour du temple ou tous s’agglutinent pour voir le spectacle. À chaque virage, la structure penche et semble sur le point de s’écrouler, mais c’est le teasing des porteurs qui aiment à se faire peur et à faire monter l’émotion de l’assemblée. Une fois la prestation finie, les hommes se jettent sur des bacs remplis d’un liquide présente comme de l’eau mais qui a la couleur de la bière et se battent presque pour avoir une gorgée ou deux. Voilà à quoi une journée de festival dans une petite bourgade de l’Inde peut ressembler, plus le temple est riche en donations et donc en partcipants, plus nombre d’éléphants sera important et la fête sera folle…. Ici c’était tout à fait gerable et bon enfant, et le temple à quelques dizaines de mètres de la plage rendait son accès agréable et le retour avec le couché de soleil était fort sympathique. Jetait avec Jocelyne et Paul, un ami de Paris qui a débarqué à Varkala il y a un peu moins d’une semaine après un stage de yoga à Goa et une étape à Hampi, nous avons êtes rejoins par Martine, une française qui aurait souhaité être à une autre temple à quelques 40km ou des hommes travestis en femme honorairent également Shiva… Il faudra attendre l’année prochaine pour voir cette version de cette fête.

Désolé pour les fautes… Merci pour tous les commentaires… À très bientôt…

À 10 jours du retour, je voulais m’excuser pour les fautes d’orthographes et de conjugaison qui ont pu se glisser dans mes écrits. J’essaye de me concentrer sur ce que je tape mais il m’arrive de ne pas me relire et je m’en excuse. Sinon j’ai beaucoup apprécié les commentaires qui ont êtes faits et les emails que j’ai pu recevoir. Je vais sans doute me connecter moins régulièrement à internet sur ces derniers jours, car je souhaite profiter au maximum du peu de temps qu’il me reste ici, de la plage, des balades à vélo, des festivals dans les temples, de faire du yoga et encore quelques massages… Et sans doute des photos. La série de massages avec les pieds s’est terminée ce matin et cela a été super intéressant et bénéfique, et je souhaite maintenant faire 3 jours de shirodhara qui sont des soins avec un filet d’huile sur le front en plus du massage du corps, ce sera pour mes trois derniers jours ici les 27/29 et 29 février. Il y a d’ailleurs des festivals ces même jours donc cela va m’occuper pas mal. Je repars de Varkala en avion le 1er mars pour Chennai ou je me suis réservé un hôtel ‘de luxe’, sans grand charme, mais au moins j’aurais une piscine, un Spa et un bon lit pour mon dernier jour en Inde. Le lendemain matin, le 2 Mars retour sur Paris via Delhi. Je compte reprendre doucement les RDV le lundi 5 mars, n’hésitez pas à me contacter par SMS, email ou me laisser un message – 06 42 27 36 80

Pret à partir, prêt à revenir / ready to go, ready to come back

Et oui, je ne suis pas encore revenu que je pense déjà à repartir… Quel contraste avec les doutes que j’avais à mon départ ou je me demandais bien comment j’allais remplir le temps. Et bien cela a été formidable, varié, dense, dépaysant et reposant à la fois. Le mélange de plage, de visites culturelles, de sport, de découvertes géographiques et humaines sont parfaites pour remplir son agenda sur une période mi-longue et l’Inde permet tout cela a la fois et à l’infini tant la diversité et la richesse au milieu dune certaine saleté y est présente. L’option plage des Andamans à été sublime, mais je ne pense pas renouveler de si tôt, d’une part à cause du problème avec le corail et la faune sous marine et car mon ‘gros budget’ sera sans doute consacré à la faune de la jungle avec des safaris. Par contre Varkala qui a mon goût, marie bien le tourisme avec les traditions hindoues sans oublier la douceur et la sympathie des locaux et de la propreté qui fait du bien après avoir vagabondé sur les routes et les chemins de fer poussiéreux et puants du pays, sera sans doute ma halte ‘plage’. Pour ma saison 2012/13 j’aimerais explorer les états centraux du Madhya Pradesh et du Chhattisgarh car la nature est semble t’il époustouflante et différente d’autres régions avec beaucoup de parcs nationaux et la plus grande densité de tigres du pays, que son histoire architecturale est marquée par Ashoka. Il faudra sans doute faire très attention car c’est également une région de brigands, un peu comme au far west et également des zones tribales ou les coutumes sont différentes du reste de l’Inde au dire des guides. Tirupatti que je souhaitais visiter cette année reste sur ma liste, Varanasi pourrait être à nouveau une de mes étapes car j’ai beaucoup aimé cette ville et Agra que je n’ai toujours pas vu pourrait se glisser dans l’itinéraire.Mais bon dans l’immédiat j’ai tout de même une certaine hâte de rentrer chez moi et de retrouver Paris, mes proches, mon vélo, et bien sur le printemps qui s’annonce dans quelques semaines.

India dernière – Last moments

Mes derniers jours à Varkala ont été passés à me faire masser, faire du ménage et à faire quelques dernières photos. Hier, c’était un grand jour de festival dans une ville avoisinante, Edava ou pas moins de 19 éléphants ont clôturés le défilé des chars automates, des fanfares, des chars animés par des enfants, des divinités personnifiés par des travestis, le tout sous des rideaux lumineux et après un feu d’artifice assez impressionnant. J’ai encore fait le plein de sourires et de regards charmeurs qui sont sans doute une des plus grandes raisons pour lesquels je confirme mon amour de ce pays. Je suis actuellement à l’aéroport de Trivandrum, ou j’attends d’embarquer pour mon vol qui m’amènera à Chennai ou je vais passer cette dernière journée car mon vol de retour sur Paris via Delhi se fait demain vendredi à 8h45. Je passerais cette journée dans un hôtel luxueux car j’ai envie de ça car il fait hyper chaud, hier Jocelyne à enregistré 45 degrés et à Chennai c’est une grande ville pollué proche de la mer mais on ne s’y baigne pas, donc climatisation, piscine, spa, restauration de qualité et un lit grand confort avec de bons draps propres me conviennent parfaitement pour repartir frais, reposé et propre. Demain j’ai à peu près 13/14 heures de voyage, le vol Delhi / Paris est de 9 heures mais le Chennai / Delhi est de 3 heures et le transit à Delhi est de 1h30, j’ai bien sur préparé des habits adéquats pour voyager, fini le short, TShirt et claquettes, retour du pantalon, des chaussettes, des chaussures fermées, du pull et du blouson chaud… J’ai aussi des thermolactyl 😉 pour être vraiment ‘on the safe side’

Alors bye bye India, Hello Paris… See you soon here, there…. Une fois de plus ça a été vraiment ‘Incredible India’

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